Selon le sondage annuel de RBC sur l’autonomie financière à la retraite, 74 % des Canadiens connaissent encore des difficultés à trouver un équilibre entre leurs dépenses nécessaires et leur épargne.

Ayant de plus en plus de mal à épargner, 53 % des gens sondés affirment le faire « quand ils le peuvent ». Cette proportion est la plus élevée en cinq ans.

Ce sondage démontre que les raisons principales pour l’épargne sont la retraite (56 %) et les fonds de prévention (53 %), mais le montant consacré à ces deux objectifs reste inférieur aux niveaux nécessaires.

Une insuffisance de fonds d’épargne inquiète plus spécialement les baby-boomers, dont 40 % craignent ne pas être en mesure d’atteindre leurs objectifs d’épargne en vue de la retraite, et 36 % s’inquiètent des répercussions des baisses des marchés sur la valeur de leur épargne et de leurs placements. Malgré ces préoccupations, 46 % des baby-boomers (55 ans et plus), n’ont pas de plan financier.

SE FIXER DES OBJECTIFS

« Le lien est évident : nombre de ceux qui n’épargnent pas suffisamment n’ont pas de plan financier, explique Brigitte Felx, planificatrice financière à RBC. La première étape – la plus importante – consiste à déterminer ce que l’état actuel de vos finances vous permettra d’épargner. Ensuite, un conseiller pourra vous aider à établir un plan apte à combler tout déficit d’épargne et à apaiser vos inquiétudes. »

En effet, seulement 49 % des Canadiens ont affirmé avoir un plan financier. Ceux-ci ont répondu être bien préparés à 43 %, optimistes à 38 %, confiants à 33 % et rassurés à 33 %.

En outre, les Canadiens sont plus nombreux à détenir un CELI plutôt qu’un REER (60 % contre 49 %). Ces comptes attirent plus d’épargnants grâce à la croissance qu’offrent les intérêts composés, mais ceux qui ne peuvent cotiser qu’à un seul régime privilégient le CELI (50 % contre 25 %).

« Nous l’expliquons ainsi : vous touchez des intérêts sur le placement initial, mais aussi sur les intérêts eux-mêmes, de sorte que vos revenus génèrent encore plus de revenus, ajoute Mme Felx. C’est avantageux pour quiconque effectue des placements dans un CELI ou un REER. »