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Les consommateurs canadiens sont plus optimistes vis-à-vis de leur dette personnelle qu’ils ne l’ont été depuis trois ans, malgré la récession provoquée par la pandémie de COVID-19, suggèrent les résultats d’un sondage.

Pas moins de 61 % des participants à un sondage en ligne réalisé auprès de plus de 2 000 personnes pour la firme spécialisée en faillite MNP ont indiqué s’attendre à pouvoir payer leurs frais de subsistance pendant un an sans alourdir leur dette.

MNP dit avoir observé une baisse de 51 % des dépôts de dossier d’insolvabilité de consommateurs en mai, par rapport au même mois l’an dernier.

« Le fait que de nombreux Canadiens soient plus optimistes ou même remplis d’espoir quant à leur situation d’endettement personnel est probablement le résultat des mesures d’aide face à la pandémie », a déclaré le président de la société d’insolvabilité, Grant Bazian, dans un communiqué.

« De plus, il a été plus facile pour beaucoup de Canadiens de moins dépenser au cours des derniers mois, car ils étaient priés de rester chez eux. »

DIMINUTION DES DÉPENSES

Le sondage a également révélé qu’en moyenne, les répondants conservaient 148 $ de plus à la fin du mois, après avoir payé leurs factures, par rapport au début de mars.

Ce montant s’élevait toutefois en moyenne à 97 $ pour les femmes, comparativement à 202 $ pour les hommes.

« La COVID-19 a considérablement modifié les dépenses des consommateurs puisque les restaurants, cinémas, centres commerciaux et autres bastions de dépenses discrétionnaires étaient fermés », a relevé M. Bazian.

« Même avec des augmentations marginales de l’épicerie, des commodités et services et des achats en ligne, de nombreux ménages ont fait état d’économies importantes qui, dans certains cas, leur ont permis de se sentir plus aptes à réaliser des remboursements de dette auparavant intenables. »

Même si le sentiment envers la dette personnelle atteint un sommet en trois ans, 44 % des personnes interrogées regrettent toujours le montant de leur dette accumulée et seulement 33 % prévoient que leur situation d’endettement s’améliorera au cours de la prochaine année, révèle aussi le sondage.

« Au mieux, nous verrons probablement ces chiffres revenir rapidement à leur niveau de référence lorsque les subventions fédérales et les investissements de relance vont se tarir, les créanciers commenceront à réclamer les paiements différés et que les consommateurs reviendront aux niveaux de dépenses d’avant la pandémie », a soutenu M. Bazian.

Selon les normes généralement reconnues de l’industrie du sondage, les sondages en ligne ne peuvent se voir attribuer une marge d’erreur, car ils ne s’appuient pas sur un échantillon probabiliste de la population.