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Les investisseurs devraient moins craindre le coronavirus chinois que la peur qu’il inspire sur les marchés financiers de la planète.

L’impact économique du coronavirus devrait être modeste et limité dans le temps. C’est la peur d’une pandémie potentielle qui rend les marchés nerveux… plus que le virus lui-même, estime un rapport du service d’analyses économiques de la Banque Scotia.

L’annonce du premier cas recensé au Canada rappelle l’épisode du SRAS en 2003. À l’époque, un virus apparu en Chine avait déjà fait craindre une pandémie mondiale. Le choc sur la croissance du PIB canadien avait cependant été limité à 0,1 %.

EFFET LIMITÉ

L’effet du coronavirus actuel pourrait y être équivalent d’ici l’été 2020, ajoute la Banque Scotia.

La Chine serait bien plus touchée, avec une altération de 1 % sur son PIB. La demande chinoise en matières premières et en pétrole serait alors perturbée, entraînant une baisse possible des prix au niveau mondial. Les prix du pétrole pourraient ainsi baisser de 4 %.

Le principal impact au Canada pourrait être indirect, en raison de la baisse des prix des matières premières et d’une chute des industries liées au voyage, envisage l’institution financière.

ÉVITER LA PANIQUE

Il ne faut pas écarter la possibilité de conséquences négatives plus importantes. Ce serait le cas si le sentiment de peur se répandait. Les gouvernements devront montrer qu’ils sont en situation de contrôle, sinon la portée peut potentiellement être amplifiée au-delà de ce que peuvent prédire les seuls indicateurs économiques, souligne la banque.