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La Banque de Montréal a obtenu le feu vert des autorités de réglementation américaines pour conclure son acquisition de la banque californienne Bank of the West des mains de BNP Paribas pour 16,3 milliards de dollars (G$) américains.

L’accord, qui devrait être conclu le 1er février, se traduira par une expansion majeure de la présence de la Banque de Montréal sur le marché américain, où bon nombre des plus grandes banques canadiennes recherchent la croissance.

La Banque de Montréal, qui possède déjà des actifs évalués à environ 165 G$ et 520 succursales dans neuf États américains, ajoutera quelque 92 G$ d’actifs et plus de 500 succursales dans 20 États. Elle deviendra ainsi la treizième plus grande banque commerciale du pays, selon le bureau du contrôleur de la monnaie (OCC), chargé de réglementer et superviser les banques aux États-Unis.

L’acquisition verra la Banque de Montréal accueillir près de 1,8 million de nouveaux clients _ des particuliers, des PME et des grandes entreprises, ainsi que des clients pour ses services de gestion de patrimoine. En outre, les plus de 9300 employés de Bank of the West se joindront à l’entreprise.

En approuvant l’accord, l’OCC et le Federal Reserve Board ont évoqué les mesures prises par la Banque de Montréal pour mieux servir les clients comme des facteurs ayant contribué à la décision, parallèlement à la stabilité financière et aux évaluations de la concurrence.

BMO a annoncé en novembre un accord de 40 G$ américains sur le soutien à la communauté, qui l’engage à prêter aux ménages à revenu faible et moyen, aux minorités, aux petites entreprises et aux occasions de développement communautaire. La banque s’est également engagée à ne fermer aucune succursale, en plus d’avoir supprimé ou réduit plusieurs frais, notamment ceux pour fonds insuffisants.

« Nous sommes ravis de réunir BMO et Bank of the West pour continuer à bâtir une banque nord-américaine de premier plan, avec un objectif commun de progrès pour nos clients, nos employés, nos collectivités et la planète », a affirmé dans un communiqué le chef de la direction de la Banque de Montréal, Darryl White.

La conclusion de l’accord entièrement en espèces, annoncée en décembre 2021, intervient après que l’organisme de réglementation bancaire du Canada a augmenté le montant du capital que les banques doivent conserver à mesure que les risques financiers augmentent, ce qui a conduit la Banque de Montréal à annoncer un placement d’actions ordinaires d’environ 3,15 G$ en décembre.

La Banque TD s’efforce toujours d’obtenir l’approbation réglementaire pour son accord de 13,4 G$ américains visant à prendre le contrôle de First Horizon, établie au Tennessee.

En approuvant l’accord avec la Banque de Montréal, la vice-présidente du conseil de la Réserve fédérale, Lael Brainard, a fait part de ses inquiétudes concernant l’augmentation du nombre de banques dans la fourchette de 250 G$ à 700 G$ américains, à laquelle s’intégrera la Banque de Montréal avec cette transaction.

Lael Brainard s’est dite encouragée par le fait que le conseil travaillait avec la Banque de Montréal pour améliorer les garanties en cas de difficultés financières, et que le conseil entreprend également un examen sérieux des exigences en matière de capital des grandes banques.

En annonçant les approbations réglementaires, la Banque de Montréal a également indiqué que Nandita Bakhshi et Claudia Fan Munce, actuellement administratrices de Bank of the West, rejoindraient le conseil d’administration de la société de portefeuille américaine de la Banque de Montréal.