Femme qui regarde un écran où s'affiche graphiques et tableaux boursiers.
Photo : Laurence Dutton / iStock

Les régimes de retraite à prestations déterminées laissent de plus en plus de côté la répartition traditionnelle de 60% d’actions et 40% d’obligations, pour se tourner vers des investissements plus rémunérateurs.

Depuis vingt ans, l’inflation et les taux d’intérêt se maintiennent à des niveaux historiquement bas, ce qui pèse sur le rendement des titres à revenus fixes. Cela explique que, dans leur recherche de rendements, les régimes de retraite à prestations déterminées s’exposent davantage aux placements non traditionnels, constate une étude de la Banque du Canada, citée par Avantages.

Entre 1998 et 2018, 36 % des régimes de retraite à prestations déterminées ont conservé une approche traditionnelle : ils ont modifié moins de 10 % de la répartition de leur portefeuille. À l’inverse, trois régimes sur dix ont réparti différemment plus de 30 % de leurs actifs en portefeuille. Entre ces deux extrêmes, 24 % se sont contentés de modifier entre 10 et 30 % de leurs actifs, montre l’étude menée sur 128 régimes de retraite du secteur privé canadien.

Les actions ont été quelque peu délaissées au profit des capitaux privés et de l’immobilier. Quant aux titres à revenu fixe, nombre de régimes de retraite se sont détournés des obligations gouvernementales pour investir dans les obligations d’entreprises et dans la dette privée.

Les régimes de retraite qui ont le plus modifié leur répartition d’actifs ont réduit de 30 % le niveau de volatilité de leur ratio de solvabilité : la valeur des actifs non traditionnels est généralement plus stable que celle des actions.

Par contre, les régimes de retraite ayant gardé leur répartition classique ont obtenu un rendement supérieur de 25 points de base à celui des régimes de retraite qui ont effectué le plus de changements.