Un escaliersous un couvert de forêt menant au soleil.
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La récente saison des assemblées a été marquée par une croissance significative des propositions d’actionnaires sur les questions de développement durable, notamment le climat et la diversité, l’équité et l’inclusion (DEI), révèle un nouveau rapport publié par EY.

« Alors que les questions sociales et environnementales deviennent plus importantes pour les investisseurs, elles orientent les décisions du conseil d’administration (CA) en matière de divulgation. En 2021, nous avons vu un soutien sans précédent aux propositions environnementales et sociales des actionnaires. Les investisseurs veulent voir des progrès se produire maintenant et les entreprises en prennent note », constate Steve Klemash, responsable du Centre EY pour les questions relatives aux conseils d’administration.

Sur les fronts du climat et de la DEI, EY a signalé une croissance du nombre de propositions soumises de même qu’une augmentation significative du soutien aux votes.

En effet, cette année, on compte 70 propositions d’actionnaires concernant les risques et opportunités climatiques, contre 60 l’année dernière, et 130 propositions liées au DEI soumises, contre 90 en 2020.

Dans l’ensemble, EY a constaté qu’au cours de la saison en cours, 20 % des propositions sociales d’actionnaires qui ont été votées ont reçu plus de 50 % de soutien, contre 12 % l’an dernier et seulement 3 % il y a cinq ans. Pour les votes concernant spécifiquement le climat et le DEI, un soutien majoritaire a été obtenu pour 41 % des propositions (33 % l’année précédente) et 31 % (18 % l’année précédente), respectivement.

Alors que l’intérêt des investisseurs pour les questions ESG continue de croître, la surveillance de ces risques par le CA et la direction devient de plus en plus importante. Selon EY, les entreprises attribuent plus souvent la responsabilité des questions ESG au niveau du CA, 85 % des entreprises du Fortune 100 déclarant que des comités du CA ont été chargés de surveiller les questions de durabilité environnementale ou de responsabilité sociale des entreprises.

La responsabilité est également devenue une considération clé, selon le rapport, avec le tiers des sociétés du Fortune 100 ayant soit intégré des facteurs ESG dans les structures de rémunération des dirigeants, soit prévoyant de le faire, contre seulement la moitié l’année dernière. De plus, les entreprises font preuve de plus de transparence par rapport aux problèmes liés au développement durable et aux initiatives mises en place pour les solutionner.

Pour lire le rapport complet (en anglais), c’est ici.