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Les investisseurs n’ont que l’embarras du choix dans le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB), note David Stephenson, directeur général, stratégie et développement des FNB à Gestion d’actifs CIBC.

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« L’année 2021 a été difficile pour le revenu fixe, car les rendements ont augmenté tout au long de la courbe, de 55 à 90 points de base si on se compare avec l’an dernier à la mi-octobre. En fait, l’indice FTSE Canada Universe Bond s’apprête à réaliser sa seconde année négative seulement depuis le tournant du siècle, et la pire depuis 1994 quand il avait perdu 4,3 % », rappelle David Stephenson.

« Bien que les obligations continuent de jouer leur rôle de ballast pour les portefeuilles et de diversification face au risque lié aux actions, et bien que leurs prix soient appelés à redevenir attrayants, leurs rendements sont actuellement ultra-bas, en particulier ceux des titres gouvernementaux. Pour les investisseurs qui cherchent un revenu, la question est de savoir où trouver de meilleurs rendements, et aussi de déterminer si l’inflation actuelle est de nature transitoire ou va devenir constante avec des taux records au Canada comme aux États-Unis », poursuit-il.

La bonne nouvelle, selon l’expert, c’est que le marché canadien des FNB offre un grand choix de produits avec des expositions très précises qui permettent d’obtenir de meilleurs rendements, par exemple avec les obligations de sociétés, la dette des pays émergents, le haut rendement américain, ou encore les billets à taux variable qui ajustent leur coupon pour refléter les variations des taux d’intérêt. Et dans l’environnement difficile actuel, les FNB activement gérés s’imposent comme les solutions idéales.

« Par exemple, un gestionnaire de revenu fixe libre de toute contrainte pourrait compléter un cœur d’actifs avec les meilleures occasions de rendement au niveau mondial. L’objectif est de mieux positionner le portefeuille pour un meilleur rendement qu’avec une stratégie à écart unique. On peut créer plusieurs couches avec différents profils de risque de crédit », explique David Stephenson.

Dans un marché mondial évalué à plus de 100 billions, les couches en question ne manquent pas :

  • dette corporative de catégorie investissement,
  • dette des pays émergents,
  • secteurs non-traditionnels,
  • titres adossés à des actifs,
  • prêts bancaires…

L’essentiel est de s’assurer d’être rémunéré en fonction du risque que l’on prend; or c’est un critère rigoureusement pris en compte par les gestionnaires de FNB actifs, assure l’expert.

« Une autre solution qui devrait gagner en popularité est l’idée du guichet unique de revenu fixe. Les FNB s’apparentent souvent à des solutions de portefeuille tout-en-un, et sont faciles à utiliser. Un investisseur peut acheter une solution à guichet unique pour son revenu fixe, qui l’aidera à naviguer dans un environnement de bas rendement grâce à une gestion active, au rééquilibrage intégré, et l’ajustement tactique aux occasions qui se présentent à tout moment, comme dans les pays émergents par exemple. Les investisseurs peuvent utiliser ces portefeuilles comme avoirs centraux, pour leur diversification mondiale, ou encore comme cœur de revenu fixe, puis accroître leur exposition à des placements spécifiques selon leur tolérance au risque et leurs objectifs », dit David Stephenson.

Et il y a bien sûr le rendement offert du côté des actions. Par exemple, un FNB d’actions peut intégrer une stratégie d’options d’achat couvertes pour 5 à 10 %. Ce type de produits occupe désormais une part importante du marché, avec 12 milliards d’actifs sous gestion.

« Au fond, les investisseurs recherchent des solutions pour sous-traiter à des gestionnaires expérimentés le travail ardu et long lié aux options d’achat couvertes », rapporte-t-il.

Enfin, David Stephenson n’oublie pas les dividendes des sociétés.

« Le marché a traversé un environnement à haut risque cette année, mais il demeure certaines zones de valeur. Les dividendes peuvent offrir aux investisseurs un rendement supplémentaire avec une volatilité moindre et une certaine protection contre la baisse. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.