Le commerce électronique fait grimper la valeur des centres de distribution, note Laurel Durkay, première vice-présidente chez Cohen & Steers à New York.

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« Le marché immobilier est très affecté par les profonds changements dans le comportement des consommateurs, surtout en ce qui concerne le commerce électronique. Cela est vrai autant aux États-Unis et au Canada qu’en Europe, en Australie et au Japon. Le phénomène touche presque l’ensemble du globe », dit Laurel Durkay.

L’experte s’attarde au taux de pénétration du commerce électronique, qui au-delà de 10 % devient « dévastateur » pour les espaces traditionnels de vente au détail. Dans certains pays, ce taux atteint de 30 à 40 % et les effets sont clairement visibles dans l’inoccupation des locaux, la baisse des loyers et la chute des revenus des propriétaires, observe-t-elle.

Mais dans le même temps, le commerce électronique a un effet positif sur les propriétés par lesquelles transitent désormais les biens de consommation.

« Les espaces industriels pouvant accueillir des entrepôts logistiques sont en demande de par le monde. Leurs loyers ont nettement augmenté, leurs taux d’inoccupation sont très bas, et ils gagnent en valeur. C’est spécialement le cas pour les espaces situés à proximité des zones résidentielles denses. Nous investissons dans ce type de propriétés car c’est là que l’évolution de la vente au détail va se poursuivre », dit Laurel Durkay.

Les technologies profitent également aux propriétés capables d’accueillir des centres de données ou des tours de transmission sans fil, qui forment la fondation de l’économie numérique d’aujourd’hui selon elle. Le volume de données échangées s’accroît de façon exponentielle, et la croissance de la demande ne fait que commencer dans plusieurs régions du monde.

« L’offre de centres de données s’accroît mais la demande la dépasse encore. Quand on regarde l’évaluation des titres dans ce secteur, nous croyons qu’il s’agit d’une excellente occasion d’investissement. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.