Le conseiller en assurance de personnes Richard Lebrun a été radié de façon permanente par le comité de discipline de la Chambre de la sécurité financière pour avoir tenté de s’approprier une somme de 15 000 $ appartenant à son client.

Jouissant de la confiance pleine et entière de son client, M. Lebrun l’avait convaincu de lui rédiger un chèque personnel, à son nom, de 15 000 $, soi-disant pour des fins d’investissement. Et le stratagème aurait bien pu fonctionner, n’eût été de la vigilance de la banque de son client. Cette dernière a refusé de conclure la transaction et a avisé le client, dont l’identité est protégée par un avis de non-divulgation, non-publication et non-diffusion, de l’illégalité de cette pratique. Le client n’a donc pas souffert de préjudice pécuniaire.

L’affaire aurait tout de même pu mal tourner, puisque le client a insisté pour que la banque honore le chèque, ce qu’elle a continué de refuser. De son côté, Richard Lebrun s’est rendu à un guichet automatique pour tenter d’y déposer le chèque.

UNE FAUTE GRAVE

Inactif au moment du jugement, d’ailleurs rendu en son absence, Richard Lebrun pratiquait depuis près de 23 ans et n’avait aucun antécédent disciplinaire. Le comité a retenu contre lui le fait qu’il s’agissait manifestement d’un acte prohibé commis volontairement et de façon préméditée, avec une intention malhonnête, par un conseiller expérimenté. L’absence de plaidoyer de culpabilité et d’expression sincère de regrets ont aussi influencé la décision du comité.

Ce dernier a jugé la faute assez grave pour prononcer une radiation permanente contre le désormais ex-conseiller de 55 ans, même s’il s’agissait d’une première offense connue. Pour justifier cela, le comité souligne dans son jugement qu’il s’agit purement et simplement d’une tentative d’appropriation de fonds, une conduite ne pouvant être tolérée sous aucune considération. « L’honnêteté et la probité sont des qualités essentielles que doivent posséder et maintenir les représentants en toutes circonstances, puisque la sécurité financière de leurs clients est et doit demeurer leur première obligation », peut-on y lire.

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