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Selon un article publié par TVA nouvelles, Sébastien Boulanger Dorval, le suspect dans l’affaire de vol de données chez Desjardins, n’aurait plus les moyens de subvenir à ses besoins. Il n’arrive notamment plus à acquitter les paiements de son hypothèque.

M. Boulanger Dorval a d’ailleurs reçu un préavis de vente sous contrôle de justice pour son condo situé à Beaumont, par La Capitale, son prêteur hypothécaire. Cet avis a été émis après son incapacité à payer un montant de 825,10 $ en versements hypothécaires, plus des intérêts de 11,52 $.

Il dispose, cependant, de 60 jours pour effectuer les paiements, faute de quoi La Capitale pourrait procéder à la vente du condo, sur lequel le solde de l’hypothèque s’élève à 160 000 $. Il y aurait une grande probabilité que M. Boulanger Dorval ne puisse pas régler ces paiements.

Le Bureau d’enquête de TVA nouvelles a révélé que le suspect se réfugiait avec sa conjointe dans une autre résidence au sud de Québec.

Le couple continue de nier l’intention de l’ancien employé de Desjardins de porter préjudice aux membres. Sa conjointe a déclaré qu’« il n’a jamais voulu faire de mal à personne. Il n’a jamais voulu que ça, ça arrive ».

Rappelons que M. Boulanger Dorval est le suspect principal dans l’affaire de vol de données qui a touché 4,4 millions de membres du Mouvement Desjardins en juin dernier.

Il aurait fourni des informations confidentielles sur des clients de Desjardins (dont des entreprises) à Jean-Loup Leullier-Masse, un petit prêteur privé aux méthodes douteuses avec qui il s’était lié d’amitié, en échange de quelques milliers de dollars en cartes-cadeaux d’épicerie et de restaurants St-Hubert.

Selon TVA, ce dernier revendait ces informations à des financiers de la région de Québec, dont les courtiers Mathieu Joncas et François Baillargeon-Bouchard, qui les utilisaient pour cibler d’éventuels clients.

Tous ces individus ont fait l’objet de perquisitions policières dans les derniers mois, mais aucun n’a encore été arrêté.

Une bonne partie des informations dérobées s’est également retrouvée sur le dark web, un réseau obscur où des criminels mal intentionnés ont tout le loisir de les revendre.

Desjardins a dû fournir un service de protection à tous les membres concernés par le vol de données, ainsi que revoir ses systèmes de protection de l’information confidentielle. Un recours collectif a été déposé peu de temps après que le scandale a été révélé, réclamant un montant, revu depuis, de 4,8 milliards de dollars.