Après la chute des cours du pétrole enregistrée en 2014 et 2015, le secteur de l’énergie commence à reprendre du mieux, selon une note publiée lundi par Desjardins.

L’effondrement des prix de l’or noir, qui s’est poursuivi jusqu’en 2016, a « grandement détérioré la rentabilité de plusieurs projets d’expansion dans le secteur énergétique canadien », rappelle son auteur, Benoit P. Durocher. Il souligne que les investissements dans l’extraction de pétrole et de gaz ont subi une baisse cumulative de 53 % de 2015 à 2016.

« Avec une hausse du produit intérieur brut réel de seulement 0,9 % en 2015 et de 1,4 % en 2016, il est indéniable que l’économie nationale a grandement souffert des difficultés du secteur de l’énergie », résume-t-il.

LE VENT TOURNE SUR LES MARCHÉS

« Certains signes indiquent que la situation s’améliore », ajoute toutefois l’économiste principal du Mouvement, notamment le fait que le nombre de foreuses en activité a augmenté de façon importante au cours des derniers mois, ce qui signifie que les investissements dans l’extraction de pétrole et de gaz pourraient retrouver le chemin de la croissance dès le début de cette année.

Ce rebond est « une conséquence directe de la remontée des prix de l’énergie et du sentiment plus favorable sur les marchés internationaux de matières premières ainsi que des importants ajustements survenus en 2015 et en 2016 », précise Benoit P. Durocher. Ce dernier juge cependant probable que la hausse des investissements dans le secteur s’essoufflera au cours des mois à venir.

Le taux d’utilisation des capacités industrielles au sein de l’extraction de pétrole et de gaz s’élevait à 82,4 % au quatrième trimestre de 2016, un niveau inférieur à sa moyenne historique. « Il n’y a donc pas encore de besoins pressants pour développer de nouvelles capacités de production », explique-t-il.

« REVIREMENT IMPORTANT »

Les projections de Desjardins indiquent que la remontée des prix de l’or noir devrait être « assez limitée » au cours des prochains mois. Ce qui signifie qu’ils devraient se maintenir sous le seuil de rentabilité de plusieurs projets d’expansion.

« Malgré le ralentissement attendu dans les mois à venir, les investissements dans le secteur de l’énergie pourraient contribuer de façon légèrement positive à la croissance économique en 2017. Il s’agit d’un important revirement par rapport aux années précédentes », conclut l’économiste principal.

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