Jouet en bois où l'on empile des anneaux permettant de compter de un à cinq.
Photo : agigulf / 123RF

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a dévoilé ses priorités pour 2020-2021. Elles sont forcément marquées par les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur l’industrie des services financiers et, plus largement, sur l’économie québécoise.

« La pandémie de COVID-19 provoque un choc sans précédent et il est primordial de répondre efficacement et de manière proactive à ses conséquences réelles et potentielles sur les consommateurs et le secteur financier québécois », a souligné Louis Morisset, président-directeur général de l’Autorité, dans un communiqué publié jeudi.

L’AMF a d’ailleurs reporté d’un an le lancement de son nouveau plan stratégique en raison de l’incertitude générée par la crise sanitaire. Celui lui donnera le temps d’analyser les orientations envisagées à l’aune du contexte actuel et de les ajuster. Le prochain plan sera plutôt divulgué le 1er avril 2021.

MIEUX PROTÉGER LES CONSOMMATEURS

D’ici là, l’Autorité se concentrera sur cinq enjeux majeurs, peut-on lire dans son Énoncé annuel des priorités 2020-2021.

La protection du public vient en tête de lice. Cela passera par une augmentation de ses connaissances sur les comportements financiers des Québécois, l’optimisation des retombées de ses partenariats en éducation financière et protection des consommateurs, le développement d’un encadrement robuste pour mieux protéger les personnes vulnérables ou qui se sentent lésées et la simplification de l’accès aux services d’assistance.   

L’AMF poursuivra aussi ses travaux sur la gestion des incitatifs des institutions financières, sur l’encadrement à l’égard des fonds distincts et quant à l’interdiction du paiement de commissions de suivi par les organismes de placements collectifs.

SAVOIR S’ADAPTER

Parmi ses autres priorités, on retrouve la surveillance soutenue de l’environnement économique et financier, le maintien de son leadership dans les forums nationaux et internationaux, le développement de sa stratégie de valorisation des données, ainsi que l’adaptation au nouvel environnement instauré par la COVID-19.

Sur ce dernier point, l’AMF juge que la crise sanitaire lui a permis de démontrer son agilité. Elle continuera notamment à implanter de nouveaux outils pour interagir à distance, tant avec ses employés qu’à l’externe. 

Le cadre réglementaire lui-même devra évoluer en fonction du contexte. Les retombées des allègements opérationnels déployés depuis le début de la crise devront en outre être mesurées, de même que la nécessité de les maintenir en place pour la suite.

Les douze prochains mois s’annoncent chargés pour le gendarme québécois des services financiers.

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