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Moody’s Investors Service souligne que le virage en cours vers les placements passivement gérés s’est traduit par un mois où les fonds d’actions gérés activement ont solidement piqué du nez, selon une nouvelle publication d’Investment Executive.

L’agence de notation rapporte que les retraits des fonds communs de placements ont atteint un record de 46 milliards de dollars, dépassant même les retraits effectués lors de la crise financière.

La performance des marchés boursiers a agi en contrepoids de ces retraits, ce qui a renforcé les actifs sous gestion et masqué les effets des ventes faibles, note Moody’s.

Pour 2019, il y a eu 362 milliards de dollars de sorties nettes de fonds communs de placement à long terme, a déclaré Moody’s. À l’inverse, les fonds négociés en Bourse (FNB) et les fonds passifs ont enregistré des entrées de 162 milliards de dollars en 2019.

Alors qu’une orientation de l’allocation d’actifs vers les obligations, plutôt que les actions, peut expliquer certaines des tendances, Moody’s considère « les flux dans les fonds passifs d’actions et d’obligations passives comme un signal clair du marché que les consommateurs continuent de préférer les produits passifs et peu dispendieux, quelles que soient les conditions du marché ».

On tire ainsi plus de bénéfices des fonds passifs, parce qu’il y a moins d’intermédiaires, comme les gestionnaires, et donc moins de frais à payer.

« La redirection des investisseurs vers des fonds passifs à bas prix plutôt que vers des fonds actifs à frais plus élevés modifie les préférences des consommateurs, plutôt que les tendances du marché des actifs, les tendances de volatilité ou les facteurs macroéconomique tels que l’assouplissement quantitatif ou le resserrement », conclut Moody’s.