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Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) entend développer ses processus de prise de risques, afin de renforcer ses capacités d’adaptation dans un monde incertain.

Le contexte de risques s’est considérablement accru pour le système financier canadien, ce qui implique que le BSIF doit s’adapter à cette nouvelle donne, afin d’assurer la confiance du public, indique son Plan stratégique de 2022-2025.

De nouveaux risques pèsent sur les institutions financières canadiennes, essentiellement en matière de changements climatiques et de numérisation. Mais il y a aussi toutes les sources de risques, encore inconnues à ce jour, qui émergeront dans un contexte incertain.

L’intensification de ces risques accroît le besoin de développer les capacités d’adaptation du BSIF, pour assurer la confiance du public envers le système financier canadien. Pour cela, l’institution développera sa culture du risque au cours des trois années à venir.

Cela passera par la mise en place d’une culture organisationnelle qui met de l’avant la curiosité, l’innovation et la diversité. C’est la capacité même du BSIF à répondre à de nouveaux risques qui sera ainsi accrue.

Le BSIF va également créer un Bureau du dirigeant principal de la stratégie et du risque indépendant afin de soutenir sa démarche de prises de décision basées sur les risques. Ce bureau veillera à l’encadrement de la propension à la prise que le BSIF est prêt à accepter.

Un groupe de recherches sera lancé en vue « des risques émergents, des faits nouveaux en matière de réglementation et d’autres tendances pertinentes en s’appuyant sur les simulations de crise et l’analytique avancée », indique le Plan stratégique. Des comités consultatifs externes amèneront des expertises de pointe dans ce domaine.

Le BSIF compte également élargir ses activités de rayonnement à un ensemble plus diversifié d’intervenants, tout en veillant à mieux intégrer leurs points de vue.

La réponse du BSIF aux risques émergents passera aussi par le développement de ses capacités d’anticipation de ces risques, et de leur gestion.

Le cadre de surveillance du BSIF sera modernisé de façon à « mieux saisir l’incidence des risques systémiques sur le profil de risque des institutions financières fédérales et des régimes de retraite fédéraux ». Ce travail passera par un usage plus poussé des données et de l’analytique avancé.

« Jusqu’ici, le BSIF a su contribuer de façon remarquable à la stabilité du système financier canadien. Pour poursuivre dans la même voie, nous devons être prêts et bien positionnés pour non seulement réagir, mais aussi nous adapter d’urgence à l’évolution des risques », commente le surintendant Peter Routledge, par voie de communiqué.

Le BSIF réglemente plus de 400 institutions financières et 1 200 régimes de retraite. Son rôle vise à surveiller les vulnérabilités systémiques, comme l’endettement des ménages et le déséquilibre important des actifs sur le marché de l’habitation, qu’il identifie comme les principaux risques pour les institutions financières fédérales.