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Les investisseurs soucieux de l’environnement, du social et de la bonne gouvernance (ESG) ont du mal à trouver des entreprises qui répondent à tous les critères, explique Dominique Barker, gestionnaire de portefeuille à Gestion d’actifs CIBC.

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« Le secteur de l’investissement ESG est arrivé à maturité, et il continue d’évoluer. De plus en plus, on cherche à mettre l’accent sur les objectifs de développement durable tels que définis par l’ONU », dit Dominique Barker.

Les « 17 objectifs pour sauver le monde », établis lors d’une conférence à Rio de Janeiro en 2012, incluent par exemple « pas de pauvreté », « faim zéro », « vie aquatique », etc. Or de l’aveu de Mme Barker, il est bien difficile de trouver une entreprise qui rencontre l’ensemble des critères recherchés.

« On fait face à beaucoup de zones grises. Par exemple si on vise l’objectif « faim zéro », on peut penser à l’entreprise canadienne Nutrien qui produit des engrais et de la potasse. Mais elle reçoit aussi une note négative du point de vue des objectifs « eau propre et assainissement » et « vie terrestre ». Les gestionnaire de portefeuilles ESG doivent donc peser le pour et le contre entre les différents objectifs pour établir si le bilan est plutôt positif ou négatif », dit Dominique Barker.

L’experte se penche sur le cas du gaz naturel, beaucoup cité comme source d’énergie alternative aux hydrocarbures dans les transports.

« C’est un excellent carburant de transition vers l’électrification de la flotte de véhicules. Mais il n’est pas parfait puisqu’il produit quand même des émissions de dioxyde de cabone, et d’oxydes de soufre (SOx) et d’azote (NOx). Il aide à atteindre certains des objectifs de développement durable, mais comprend des défauts également. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.