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Alors que le marché haussier tire à sa fin, il est temps d’envisager des catégories d’actifs non traditionnelles, dites alternatives, estime Michael Sager, gestionnaire de portefeuille à Gestion d’actifs CIBC.

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« Les performances de toutes les catégories d’actifs ont été fortes ces dernières années. Ce fut notamment en réaction aux politiques monétaires qui ont suivi la crise financière de 2008-2009. Leur but était de stimuler la prise de risque chez les investisseurs. En même temps, on a assisté à une solide croissance synchronisée au niveau mondial, surtout dans les trois dernières années, ce qui est très rare », dit Michael Sager.

Mais voilà, les politiques monétaires ont commencé à se resserrer, d’abord aux États-Unis, où la Fed a cessé d’injecter des liquidités dans les marchés et haussé ses taux, puis dans d’autres pays comme le Canada. Et cela devrait amener la croissance à ralentir dans les six à douze prochains mois, croit Michael Sager.

« On ne passera pas à une croissance faible, mais on passera d’une croissance forte à une croissance modérée », prévoit-il.

Ajoutez à cela l’effet amoindri de la réforme fiscale américaine, qui date d’il y a bientôt un an, et l’environnement dans lequel les marchés ont pu performer dans les dix dernières années va vraiment commencer à « se détériorer », croit l’expert.

« La plupart des catégories d’actifs sont chères en ce moment, surtout aux États-Unis, où elles n’ont pas été aussi surévaluées depuis 2000. D’autres sont plus abordables mais proches de leurs valeurs intrinsèques, comme sur le marché canadien. Il faut aller dans les pays émergents pour trouver encore des actifs qui s’échangent sous leur valeur intrinsèque », observe Michael Sager.

« Les performances des placements risquent donc d’être moins positives que dans les dix dernières années, en raison du resserrement des politiques monétaires, du ralentissement de la croissance, et de la forte surévaluation des titres », affirme l’expert.

Dans ce contexte, les portefeuilles traditionnellement composés d’actions et d’obligations auraient avantage à intégrer des catégories d’actifs non traditionnelles, dit-il.

« On peut choisir une stratégie à catégorie d’actif unique, liquide ou non, comme des monnaies de circulation, qui apportent de la diversité au portefeuille et ne nécessitent pas de financement initial. On peut aussi se tourner vers une stratégie multi-actifs à rendement absolu, qui combinerait des catégories d’actifs traditionnelles et des actifs non traditionnels telles que les devises des marchés émergents. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.