Médecin auscultant un patient dont la poche sur sa chemise est remplie de billets de banque.
Photo : Pattanaphong Khaunkaew / 123RF

La recherche d’un vaccin prend la priorité sur bien d’autres activités, observe Michal Marszal, gestionnaire de portefeuille spécialisé dans les technologies de la santé à Gestion d’actifs CIBC.

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« Les mesures de distanciation sociale ont poussé les gens à retarder des visites et des achats de produits médicaux, ou encore des interventions non urgentes. Certains sous-secteurs de la santé jugés non essentiels en subissent plus l’impact que d’autres, et cela se fera sentir dans leurs résultats d’une année sur l’autre », dit Michal Marszal.

C’est le cas notamment des activités de recherche dans la biopharmaceutique et les appareils médicaux dans toutes les grandes économies, note l’expert. La plupart des scientifiques ne peuvent retourner à leurs activités normales, mis à part ceux, bien sûr, qui sont montés au front dans la guerre au coronavirus.

« Le secteur de la santé au complet a ralenti ses activités normales pour se consacrer à la gestion du coronavirus. Cela inclut les hôpitaux et cliniques, les assureurs et les autres parties prenantes dans tous les pays développés », observe Michal Marszal.

Beaucoup de joueurs grands et petits sont d’ores et déjà impliqués dans la recherche d’un vaccin, note-t-il.

« On en compte des dizaines à diverses étapes de développement, et quelques-uns sont déjà à la phase des études cliniques avancées. Leurs approches varient grandement entre les vaccins à base d’ADN ou d’ARN et les antigènes traditionnels. Les premiers résultats devraient arriver à l’automne et [s’ils fonctionnent], les approbations pourraient être obtenues en 2021. C’est très important pour prévenir de nouvelles vagues d’infection et bien sûr pour relâcher les diverses mesures de distanciation sociale adoptées selon les pays », explique l’expert.

Avec tous ces joueurs impliqués, il demeure confiant qu’au bout du compte, la maladie pourra être prévenue.

« Les entreprises impliquées comprennent des gros joueurs comme GlaxoSmithKline, Sanofi et Pfizer. L’antiviral Remdesivir développé par Gilead crée un certain enthousiasme car il a beaucoup de potentiel tant au point de vue clinique qu’économique, et cela n’est pas reflété dans le cours du titre de l’entreprise. Il y a aussi beaucoup de petits joueurs biotechnologiques, dont plusieurs privés, qui développent des approches expérimentales mais intéressantes. Et il ne faut pas oublier le rôle important des gouvernements et agences de santé publique de par le monde. »