Quatre mains sur un dollar.
Photo : Kittiphat Inthonprasit / 123RF

Le marché américain a fortement progressé à la faveur de la prudence de la Fed, note Andrew Kronschnabel, chef du crédit de catégorie investissement à Metlife Investment Management.

Cliquez ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct, de la CIBC

« La Fed a eu un impact énorme sur les obligations de sociétés. Le virage de prudence annoncé en début d’année par son patron Jerome Powell a alimenté la forte relance du marché. À la fin juillet, les obligations à haut rendement affichaient 4 % d’écart de rendement avec les bons du Trésor, pour un rendement absolu de 10 %. Ces actifs ont performé malgré des éléments fondamentaux en déclin et une incertitude croissante vis-à-vis de la guerre commerciale », dit Andrew Kronschnabel.

Cependant, prévient-il, si l’attitude accommodante de la Fed a motivé les investisseurs, elle n’a aucun contrôle sur les profits des sociétés, dont la croissance est loin d’être assurée dans les trimestres à venir.

« La question est de savoir si les écarts actuels prennent déjà en compte un ralentissement éventuel des profits des sociétés. Le marché obligataire américain profite actuellement d’une excellente dynamique d’offre et de demande, et ses rendements sont parmi les meilleurs que l’on puisse trouver sur la planète. Les éléments fondamentaux ne sont pas encore assez compromis pour causer des inquiétudes, mais nous croyons que le cycle du marché a passé son sommet au troisième trimestre 2018 », dit Andrew Kronschnabel.

Après la forte relance du marché, reste-t-il encore des aubaines à saisir dans les obligations de sociétés américaines ?

« Bien que les écarts de crédit pourraient encore se resserrer, nous préférons rechercher les bonnes occasions hors des sentiers battus. La haine généralisée des investisseurs envers les obligations BBB (basse catégorie investissement) nous permet de dénicher des titres intéressants dans ce groupe. Nous profitons également des inefficacités dans la structure de capital des banques en raison de l’évolution constante de la réglementation et des agences de notation », dit Andrew Kronschnabel.

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.