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Même s’ils donnent la priorité à leur bien-être financier, peu de Canadiens font appel aux professionnels pour des conseils.

Un nouveau sondage de la Banque CIBC révèle en effet que 82 % des répondants ont admis ne pas avoir discuté de planification de la retraite avec un professionnel au cours des derniers mois et seulement 5 % prévoient de le faire.

Pourtant, la grande majorité (88 %) n’a pas de plan de retraite officiel ou détaillé, et moins de la moitié (43 %) des Canadiens jugent qu’ils épargnent assez pour leur retraite.

Ce résultat contraste avec le fait que 75 % des personnes sondées disent avoir décidé d’accorder la priorité à leur bien-être financier en 2022.

« Après quelques années difficiles en pandémie, il est réjouissant de constater que les Canadiens mettent l’accent sur leur bien-être financier. Il est toutefois bien dommage de constater qu’ils sont nombreux à se priver des avantages d’une planification à long terme et à négliger de demander conseil à des professionnels », affirme Carissa Lucreziano, vice-présidente, Conseils en finances et placements CIBC.

RETARD DES FEMMES FACE À LA PRÉPARATION À LA RETRAITE

Le sondage révèle également que plus de femmes (38 %) que d’hommes (29 %) ont indiqué ne pas avoir de portefeuille de placement. Elles sont aussi plus nombreuses à ne pas savoir combien d’argent elles doivent épargner pour prendre leur retraite (35 % comparativement à 21 % chez les hommes). Elles sont 32 % à ne pas savoir à quel âge elles vont pouvoir arrêter de travailler pour de bon alors que 23 % des hommes affirment la même chose.

« Ces résultats indiquent que bon nombre de personnes, surtout des femmes, auraient avantage à s’entretenir avec un spécialiste en services financiers », souligne Mme Lucreziano.

La Banque CIBC invite d’ailleurs les femmes à s’inscrire à une activité virtuelle intitulée Renforcer l’autonomie des femmes dans la nouvelle normalité qui se tiendra le 30 mars entre 11 h et 12 h.

Enfin, un autre résultat du sondage est à souligner : la COVID-19 a eu peu d’incidence sur les approches de placement. En effet, la plupart (79 %) des investisseurs affirment que leur stratégie n’a pas changé depuis le début de la pandémie. Les changements s’observent davantage chez les jeunes. En effet, 30 % des personnes de 18 à 34 ans ont mentionné avoir modifié leur approche de placement (contre 14 % dans les groupes plus âgés).