Photo : Kamil Macniak / 123RF

Seul un Canadien sur 10 affirme n’avoir « aucune crainte » lorsqu’il choisit son conseiller financier, selon un sondage publié lundi par la plateforme en ligne Advisorsavvy.

Menée pour le compte de ce nouveau service gratuit destiné à permettre aux consommateurs de noter et de trouver des évaluations concernant leur futur partenaire financier, cette enquête d’opinion montre en effet que l’écrasante majorité d’entre eux (90 %) craignent de ne pas en avoir pour leur argent, voire de se faire rouler.

Concrètement, ils redoutent par-dessus tout, dans l’ordre :

  • d’être victimes de l’égoïsme de leur conseiller;
  • d’être la cible d’une fraude de sa part;
  • et d’avoir à lui payer des frais trop importants par rapport à leur budget.

RÉPONDRE À UN BESOIN DES CONSOMMATEURS

À la question « Au moment de choisir un conseiller, lequel des facteurs suivants craindriez-vous le plus? », près d’un sondé sur quatre (23 %) a répondu en citant l’égoïsme, autrement dit le fait que le professionnel fasse passer ses intérêts avant les siens.

Venaient ensuite, dans l’ordre, la peur d’être victime d’une fraude (21 %), d’avoir à payer des frais de gestion trop élevés (18 %), de tomber sur une personne incompétente (14 %) ou inexpérimentée (7 %), et enfin la crainte d’être traité comme un dossier parmi beaucoup d’autres (7 %).

Le sondage révèle également qu’un adulte sur trois au pays recourt aujourd’hui aux services d’un conseiller financier (34 %), tandis que deux tiers ne le font pas. Dans l’ensemble, six Canadiens sur 10 indiquent par ailleurs ignorer où ils pourraient trouver des conseils ou des avis professionnels lorsqu’ils effectuent des recherches pour trouver le « conseiller idéal ».

Enfin, les sondeurs ont demandé à plusieurs conseillers chevronnés quels événements de la vie étaient, selon eux, les plus susceptibles d’inciter les consommateurs à rechercher des conseils professionnels. Résultat, les questions d’héritage et le désir de faire un investissement important arrivaient largement en tête de liste (28 % et 24 %, respectivement).

Parmi les autres réponses mentionnées, mais loin derrière, se trouvaient la recherche ou la perte d’un emploi, le fait d’avoir des enfants à élever, de se marier et de divorcer.

« DES AVANTAGES FINANCIERS IMPORTANTS »

« Dans l’ensemble, les Canadiens font confiance à leurs conseillers financiers, et il y a de bonnes raisons de croire que le fait de travailler avec un conseiller présente en effet des avantages financiers importants », relève Solomon Amos. Toutefois, ajoute le fondateur d’Advisorsavvy, jusqu’à la création de ce service, « la grande majorité des personnes sans conseiller et celles qui étaient insatisfaites de leur conseiller actuel avaient peu d’options leur permettant de choisir en toute confiance un partenaire pour les guider vers leurs objectifs financiers ».

Le sondage a été mené en ligne par Angus Reid du 11 au 13 avril auprès d’un échantillon représentatif de 1 087 personnes résidant d’un océan à l’autre. Sa marge d’erreur est de +/- trois points de pourcentage, 19 fois sur 20. 

Un outil pour aider les consommateurs à faire un bon choix

Advisorsavvy est « un service gratuit destiné à aider les consommateurs à trouver, comparer et évaluer des professionnels locaux de l’investissement, de la finance et de l’assurance qui soient en règle ». Grâce à une base données, de commentaires et de critiques en ligne, il leur permet de « sortir de la confusion » par le biais de conseils « impartiaux ».

Cette plateforme en ligne constitue « un outil pour les mettre en rapport avec la bonne catégorie de professionnels » (planificateurs financiers, conseillers en placement, conseillers en assurance et conseillers financiers) selon leurs besoins et les étapes importantes de leur vie (achat d’une maison, héritage, naissance d’enfants, changement d’emploi, etc.). À noter que le site web offre également la possibilité de trier et filtrer les conseillers par catégorie, langue, honoraires, localisation, en plus d’une quinzaine de spécialités.

Source : Advisorsavvy.