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Les conseillers doivent hausser leur niveau de productivité et leur performance pour faire face à l’augmentation des coûts de conformité et de mise en place d’outils technologiques, affirme Ian C.W. Russell, président de l’Association canadienne du commerce des valeurs mobilières (ACCVM).

Les sociétés de courtage ont connu une augmentation annuelle de 5 % de leurs coûts d’exploitation au cours des cinq dernières années, constate M. Russell. Et cette hausse sera de plus en plus vive dans les années à venir, affirme-t-il.

En effet, les sociétés devront prendre des mesures pour se conformer aux réformes et aux règles sur les frais intégrés. Aussi, elles devront investir dans les technologies émergentes, qui permettront d’améliorer la convivialité et l’efficience des services rendus aux clients, souligne le président de l’ACCVM.

LA FAUTE À LA RÉGLEMENTATION

Or, l’augmentation de ces coûts ne sera plus masquée par la croissance des activités commerciales enregistrée au cours des dernières années. L’avenir s’annonce plus sombre en raison de la probable prochaine fin du cycle économique.

Au bout du compte, ce sont les conseillers qui devront être mis à contribution pour maintenir les marges d’exploitation des sociétés de courtage, poursuit Ian C.W. Russell. Pour cela, il recommande aux organismes de réglementation de mettre à jour les normes de compétences des conseillers. Il leur suggère également de réduire les obstacles juridiques et réglementaires.

« Les exigences d’inscription devraient être simplifiées et les obstacles juridiques éliminés afin que les conseillers aient toute la latitude pour répondre aux besoins de leurs clients », précise M. Russell.