Les études représentent des dépenses importantes, surtout si elles se prolongent au-delà du secondaire. Le plus récent Baromètre Universitas révèle que ces dépenses préoccupent parents et étudiants et qu’ils ne sont pas tous préparés à y faire face.

C’est bien entendu au niveau postsecondaire que les dépenses d’études sont les plus élevées, puisqu’il faut généralement y inclure les frais de logement de l’étudiant. En compilant des données du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, du ministère de la Famille, de Statistique Canada et de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, Universitas établit à environ 100 000 dollars le coût de deux années de cégep et trois années d’université au Québec en 2017. Et ces frais devraient s’élever à environ 138 000 dollars en 2035.

DES ÉTUDIANTS ET PARENTS INQUIETS

On ne s’étonnera donc pas que le coût des études postsecondaires préoccupe 65 % des jeunes de 18 à 24 ans et 72 % de leurs parents, selon les chiffres du sondage Universitas mené par CROP auprès de 1032 Québécois.

Les jeunes qui ne travaillent pas s’inquiètent davantage des coûts de telles études (73 %) que ceux qui occupent un emploi à temps plein (67 %) ou partiel (66 %). Mais la plus grande différence se situerait entre ceux qui possèdent un régime enregistré d’épargne-études (REEE) et les autres. Ceux qui ne peuvent compter sur un tel plan d’épargne seraient deux fois plus nombreux à s’inquiéter du coût de leurs études que ceux qui en ont un.

ÉTUDIANTS-TRAVAILLEURS

Comment les jeunes financent-ils leurs études ? En travaillant, pour 57 % d’entre eux, dont plus d’un tiers (37 %) à temps plein. Mais cela ne suffit généralement pas et d’autres sources de financement sont nécessaires. Un étudiant interrogé sur cinq (24 %) touche des paiements d’aide aux études (PAE) provenant d’un REEE. Près de quatre étudiants sur dix bénéficient de prêts ou de bourses. Enfin, près de la moitié reçoit une aide de leurs parents, autre qu’un REEE.

LE REEE POPULAIRE CHEZ LES PARENTS

La fondation Universitas, spécialisée dans les REEE collectif, a évalué l’impact des REEE chez les étudiants et leur popularité auprès des parents. Selon le sondage de CROP, 65 % des étudiants qui bénéficient d’un REEE le considèrent comme un élément déterminant pour les motiver à poursuivre leurs études.

Environ les trois quarts (72 %) des parents épargnent en vue des études postsecondaires de leur progéniture. Parmi eux, 82 % utilisent le REEE, que ce soit pour profiter des subventions gouvernementales (82 %), pour épargner plus rigoureusement (40 %) ou pour profiter des rendements offerts par ce régime (20 %). Au total, les subventions gouvernementales peuvent bonifier l’épargne des parents d’un maximum de 12 800 dollars par enfants.

LES DÉPENSES AUGMENTENT

Mais avant d’arriver au cégep et à l’université, les enfants devront passer par les niveaux primaire et secondaire. Une école que l’on dit « gratuite », du moins pour le réseau public, mais qui ne l’est pas vraiment. En 2017, les parents québécois ont ainsi dépensé en moyenne :

  • 549 dollars pour un enfant âgé de 0 à 5 ans, contre 438 dollars en 2016 (hausse de 25 %);
  • 895 dollars pour un enfant âgé entre 6 et 11 ans, contre 862 dollars en 2016 (hausse de 4 %);
  • 1 460 dollars pour un enfant âgé entre 12 et 17 ans, contre 1 363 dollars en 2016 (hausse de 7 %).

En incluant tous les niveaux (du préscolaire à l’université), les parents ont dépensé en moyenne 1 016 dollars par enfant en frais d’inscription et effets scolaires en 2017, une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente. Ces dépenses ont grimpé de 44 % depuis 2013, alors que l’Indice des prix à la consommation au Canada n’augmentait que de 9,10 %, selon la Banque du Canada.

SAVOIR ANTICIPER

Cependant, comme la rentrée scolaire revient au même moment chaque année, il est possible de l’anticiper et d’épargner en conséquence.

Mettre un petit montant de côté chaque deux semaines permet d’accumuler la somme nécessaire à temps. Universitas conseille aussi de réutiliser le matériel scolaire de l’année précédente si possible, d’écumer les circulaires, d’éviter d’acheter en trop grandes quantités pour ne pas gaspiller et de ne pas donner toutes les fournitures scolaires d’un coup à son enfant. Il risque d’en perdre une partie avant même de les avoir utilisées!

Cette enquête a été réalisée au moyen d’un panel Web du 9 au 17 novembre 2017 et ses résultats sont dévoilés à l’occasion de la rentrée scolaire.