Le ministère des Finances du Canada est en pleine réflexion sur l’encadrement du secteur financier et lance un appel à commentaires pour obtenir l’opinion des citoyens.

C’est la première de deux étapes d’un processus de consultation sur le cadre législatif et réglementaire fédéral régissant le secteur financier. Les particuliers et organisations désireux de donner leur point de vue peuvent d’abord lire le document de consultation avant d’exprimer leur propre vision des choses. Les commentaires reçus serviront de base à l’élaboration d’un document d’orientation en vue de la deuxième étape de la consultation en 2017.

UN PORTRAIT DE L’INDUSTRIE… ET DE SES DÉFIS

Ce document de consultation brosse un portrait très complet du contexte dans lequel intervient la consultation, et des défis que le secteur financier devra relever dans les prochaines années. Le ministère des Finances se réjouit d’abord du fait que la solidité du secteur financier canadien lui a permis de surmonter la crise de 2008 relativement bien par rapport aux autres pays. Mais il devra rapidement s’adapter à de nouvelles tendances, notamment les technologies financières, lesquelles mettront au défi ses modèles opérationnels.

Ces innovations proviennent en large part par les FinTech, encore relativement nouvelles au Canada, mais qui prennent de l’ampleur. Depuis 2010, ces sociétés ont attiré des capitaux d’une valeur supérieure à un milliard de dollars au pays.

La demande des consommateurs pour des services numériques, l’émergence des FinTech et les économies permises par ces nouvelles technologies poussent les banques à adopter de nouveaux modèles d’opération. Le gouvernement canadien dit vouloir s’assurer que tous les consommateurs seront traités équitablement dans cette transformation des services.

LE CASSE-TÊTE DES BAS TAUX D’INTÉRÊT

À long terme, l’évolution des préférences des consommateurs, les relations avec la clientèle, les changements démographiques et la mondialisation poseront d’autres défis.

Mais la faiblesse prolongée des taux d’intérêt représente déjà une embûche de taille pour le système financier. Elle a des répercussions sur les marges de profit des banques et des prêteurs en général, sur les stratégies opérationnelles et d’investissement des assureurs vie, sur le coût de financement des régimes de pension et même sur les consommateurs et les investisseurs.

Les taux faibles incitent à contracter plus d’emprunts, générant un endettement accru, et poussent les investisseurs à opter pour des actifs à risque plus élevé, dans l’espoir d’un meilleur rendement.

QUE VEUT SAVOIR LE MINISTÈRE?

La population est consultée sur les thèmes suivants :

  • La stabilité : le secteur financier est-il sûr, solide et résilient en dépit des tensions?
  • L’efficience : offre-t-il des produits et services à des prix concurrentiels? Transfère-t-il ses gains d’efficience aux clients? Favorise-t-il l’innovation et contribue-t-il à la croissance économique?
  • L’utilité : répond-il au besoin d’un éventail de consommateurs, notamment les entreprises, les particuliers et les familles, et s’est engagé à protéger leurs intérêts?

Pour vous exprimer sur ces questions, il vous faut envoyer vos commentaires d’ici le 15 novembre 2016. Tous les détails sur le site Web du ministère des Finances.

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