Jeune couple travaillant à l'ordinateur.
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Est-il plus facile de trouver le véritable amour que de réussir financièrement ? Près de la moitié des Canadiens sondés sur cette question pensent que oui.

C’est ce qui ressort du sondage Love and Money mené par la TD auprès de plus de 3 000 répondants, mariés, en couple ou divorcés. Les célibataires auraient-ils la même opinion sur le sujet ? L’histoire ne le dit pas.

Parler d’argent avec l’amour de sa vie n’est pas toujours facile. C’est encore plus vrai alors que la pandémie de coronavirus a mis à mal la situation financière de bien des Canadiens.

Le sondage de la TD montre que 60 % des couples ont du mal à atteindre leurs objectifs financiers durant la crise sanitaire. Heureusement, près de la moitié des Québécois (49 %) affirment que la situation actuelle a mené à des conversations plus ouvertes et constructives à ce sujet au sein de leur couple. Ils ont notamment convenu de réduire les dépenses non essentielles (62 %) et de reporter des achats importants (36 %).

PARLER D’ARGENT… SANS TOUT DIRE

Aborder les questions financières est important pour un couple quand la relation devient sérieuse. À ce chapitre, les Canadiens font plutôt bien puisqu’une majorité de couples (77 %) affirment discuter régulièrement d’argent avec leur partenaire au cours de la première année de leur relation alors que 56 % d’entre eux l’ont fait au cours des six premiers mois.

Ces couples se disent-ils tout ? Peut-être pas. Certains répondants (8 %) admettent cacher des choses à leur partenaire sur leur situation financière, que ce soit l’existence d’un compte bancaire ou d’un solde élevé de carte de crédit. Et une majorité (62 %) n’a aucune intention de remédier à cela.

Les millénariaux semblent avoir un peu plus de difficulté à parler d’argent avec leur partenaire. Ils sont seulement 53 % à s’entendre quant aux dépenses essentielles ou souhaitées. Une large majorité (81 %) avoue prendre des décisions financières déraisonnables.

« Dans les couples, parler d’argent tôt et souvent est essentiel si l’on veut atteindre des objectifs communs. Et il y a des moyens de faire en sorte que ces discussions soient positives et productives », explique Melissa Leong, auteure de Happy Go Money et chroniqueuse à la télévision sur les finances personnelles.

LA PANDÉMIE, SOURCE D’INQUIÉTUDES SUR LE PLAN FINANCIER

Dans ces temps incertains, la principale préoccupation des Canadiens est la peur de ne pas pouvoir prendre leur retraite, révèle le sondage. Toutefois, seulement un tiers des répondants canadiens (32 %) affirment consulter un planificateur financier annuellement.

Ils disent pourtant avoir besoin de conseils en matière de placements (dans 17 % des cas), de remboursement des dettes (14 %), de retraite (13 %) et d’établissement du budget (11 %).

« Des conversations franches et fréquentes au sujet de l’argent sont essentielles à l’établissement et au maintien de relations financières fructueuses », affirme Éric A. Guay, vice-président, District Montréal Ouest à la TD.