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Les banques canadiennes préfèrent limiter la hausse de leurs dividendes, en prévision d’une possible nouvelle taxe sur leurs profits.

Les banques du pays auraient les moyens d’augmenter les dividendes versés à leurs actionnaires, mais elles demeurent timides à concrétiser de telles hausses.

Cette prudence se manifeste par des augmentations de dividendes inférieures aux attentes du marché, observe le Financial Post.

Si les banques sont aussi réservées, c’est parce qu’elles anticipent l’alourdissement de leurs taxes par le gouvernement fédéral, analyse une note publiée par Hamilton ETFs. Lors de la dernière campagne des élections fédérales, Justin Trudeau avait affirmé vouloir augmenter le taux d’imposition des grandes institutions financières de 3 %, pour le faire passer de 15 % à 18 % durant son prochain mandat.

Hamilton relativise l’effet d’une telle hausse, expliquant que les banques canadiennes ont la capacité d’absorber une telle hausse de 3 % de leur taux d’imposition.

Ce qui inquiète le plus les banques, c’est que cette augmentation pourrait annoncer le retour d’une réglementation renforcée du secteur financier, avec de nouvelles mesures fiscales et réglementaires dans les années à venir.

C’est cette inquiétude sur l’avenir à moyen terme qui explique la timidité des banques au moment d’augmenter leurs dividendes. Mais la hausse de ces versements aux actionnaires ne sera pas totalement interrompue : les ratios de distribution demeurent inférieurs de 400 points de base à ceux constatés avant la pandémie.

Il faudra toutefois attendre le deuxième trimestre pour voir cette hausse se manifester par des taux de 10 à 15%… le temps que les banques se rassurent sur ce qui les attend.