Une femme devant un bureau avec un stylo. Des papiers sont devant elles, certains sont froissés. Elle semble soucieuse.
Photo : popunderlight / 123RF

La pandémie fait des ravages sur la santé mentale, y compris celle des travailleurs de la finance et l’assurance.

Lundi, Morneau Shepell a publié son indice mensuel de santé mentale des adultes employés, qui la compare aux valeurs de référence recueillies en 2017, 2018 et 2019. L’indice a été lancé en avril 2020.

En mai, l’indice a montré une baisse de 12 points par rapport à celui d’avant la pandémie (75), déterminé en fonction de facteurs tels que l’anxiété, la productivité du travail, l’isolement et le risque financier.

Les chiffres de mai ont suivi une baisse identique à celle d’avril (12 points). Ils montrent une certaine amélioration des scores d’anxiété et de risque financier, mais un sentiment accru d’isolement par rapport au mois précédent.

La baisse de 12 points est considérée importante, car elle signifie que la population a une santé mentale « similaire au 1 % le plus affligé de la population de référence », selon le rapport de Morneau Shepell.

LA FINANCE ASSEZ TOUCHÉE

Par industrie, la finance et l’assurance ont enregistré un score inférieur à l’indice global en mai (-13,1).

Les secteurs qui affichaient les résultats les plus faibles sont l’hébergement et les services de restauration (-16,8), les arts, spectacles et loisirs (-15,5) et l’immobilier et location (-14,3).

Les scores les plus élevés ont été enregistrés dans les services publics (-6,1) et dans les mines et extraction de pétrole et de gaz (-9,3).

L’ARGENT EN CAUSE

La préoccupation principale affectant la santé mentale des répondants était les répercussions financières de la pandémie (citée par 35 % d’entre eux).

Les Canadiens sans fonds d’urgence ont enregistré un score en santé mentale inférieur (-24,3) à l’ensemble du groupe. Ceux qui ont conservé un emploi au même niveau de revenu (61 % des répondants) ont obtenu le meilleur score de santé mentale (-9,4). Ceux qui ont conservé un emploi, mais avec un salaire réduit, ont présenté des résultats plus bas (-15,4).

Morneau Shepell a mené le sondage en ligne auprès de 3 000 répondants du 30 avril au 11 mai 2020. Tous les répondants résidaient au Canada et travaillaient au cours des six derniers mois. Les données ont été pondérées statistiquement pour garantir que les mesures de l’échantillon reflètent cette population. La marge d’erreur était de +/- 3,2 %, 19 fois sur 20.

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