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Les aînés sont une cible de choix pour les fraudeurs en tous genres. Pour faire face à cette menace, les enfants ont un rôle majeur à jouer

Un aîné sur cinq a déjà été victime d’abus financiers aux États-Unis, indique le Center for Financial Services Innovation. C’est que les fraudeurs savent qui viser pour obtenir de l’argent : 70 % de la richesse nationale est détenue par les Américains âgés de 60 ans et plus, relève Forbes.

IMPOSTEURS VORACES

Les escrocs rivalisent d’astuce pour mettre la main sur cet argent. Devant le déploiement de moyens frauduleux, les enfants des aînés doivent s’assurer eux-mêmes que leurs parents bénéficient d’une protection adéquate.

Pour savoir comment les protéger, il faut noter que la fraude la plus fréquente est l’imposture : le fraudeur se fait passer pour un employé d’une administration, pour un petit-enfant, ou encore pour une âme en quête d’amour. Le seul but final de l’escroc est de prendre le plus d’argent possible, sans état d’âme.

Or, la technologie a rendu les impostures plus faciles à réaliser : n’importe qui peut se faire passer pour n’importe qui d’autre.

Face à ce danger, le meilleur conseil qu’un enfant peut apporter est de recommander de répondre uniquement aux appels téléphoniques provenant d’une personne connue par l’aîné. Les fraudeurs savent très bien appeler avec un numéro qui pourrait faire croire qu’ils appellent du Québec… alors qu’ils se cachent hors de nos frontières pour échapper à la police.

EN PARLER RÉGULIÈREMENT

La fraude peut aussi arriver par courriel. Certains messages sont si bien réalisés qu’ils semblent venir d’une institution financière réelle… Pour éviter de tomber dans un piège, le mieux est de ne jamais cliquer sur le contenu d’un courriel, que ce soit un lien ou un texte. Le moindre clic peut télécharger un logiciel malveillant.

Enfin, l’ultime conseil délivré par Forbes est de parler de la fraude avec ses parents aînés. C’est le meilleur moyen de les sensibiliser… et de les encourager à parler s’ils se retrouvent aux prises avec un fraudeur. Car la première étape d’un stratagème frauduleux consiste souvent à isoler la victime de son entourage.

CAS TROUBLANT AU QUÉBEC

Une personne âgée a failli se faire subtiliser 100 000 $ par sa propre fille… qui avait déjà manœuvré pour soutirer 500 000 $ à une autre aînée auparavant. Le cas est rapporté par La Presse.

Le quotidien relate que la mère s’était présentée en pleurs à sa caisse populaire en mentionnant que sa fille lui volait de l’argent. L’aînée avait indiqué qu’elle voulait léguer tous ses biens à sa petite-fille, mais finalement, c’est bien sa fille qui a hérité du patrimoine de la dame âgée, décédée peu de temps après.