Un homme d'affaire devant une boule de cristal.
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Si la plupart des consommateurs attendaient avec impatience le 31 décembre pour enfin enterrer 2020, les investisseurs ont également de quoi se réjouir. Bien que certaines incertitudes continueront de planer sur les marchés, notamment durant le premier semestre de 2021, l’année qui vient de commencer s’avère prometteuse du point de vue des marchés, selon ces trois firmes.

Dans leurs Perspectives 2021, AGF, Capital Group et BMO Gestion mondiale d’actifs prévoient une amélioration des conditions économiques. BMO s’attend même à une forte reprise cette année, surtout pour les secteurs des services.

Parmi les facteurs susceptibles d’aider le marché, les trois firmes mentionnent la vaccination qui devrait donner un coup de pouce et plus particulièrement en ce qui a trait aux actions. Pour ce qui est du revenu fixe, les firmes s’attendent toutefois à ce que la faiblesse des taux d’intérêt persiste tout au long de 2021, au moins. Cependant les trois firmes conseillent de ne pas pour autant bouder cette classe d’investissement et d’en avoir dans son portefeuille pour parer aux imprévus.

AGF prévient toutefois que, bien que la situation économique devrait s’améliorer l’année prochaine et qu’un nouveau cycle économique devrait voir le jour, la voie de la reprise est encore « semée d’embûches ».

Parmi les facteurs incertains, AGF note que certains investisseurs pourraient se montrer frileux, retardant ainsi la reprise. Le rapport de la firme note également que la lutte pour la pandémie reste vive. Le vaccin prendra plusieurs mois avant de vraiment freiner la pandémie. Il pourrait donc y avoir d’autres confinements et ainsi, une récession à double creux.

Du côté politique, il demeure difficile de présumer de l’impact qu’aura l’arrivée de Joe Biden à Washington. Il faudra également attendre les premiers mois de 2021 pour découvrir si le Sénat sera à majorité démocrate ou républicaine, un autre élément qui pourrait influencer les marchés.

LES SECTEURS À PRIVILÉGIER

En ce qui concerne les secteurs dans lesquels investir et ceux à éviter, les trois firmes montrent quelques désaccords.

BMO estime que le pétrole devrait rebondir cette année, offrant ainsi de belles occasions, mais évoque une remontée toutefois moins rapide que le rebond de l’économie globale, prévient l’institution.

Pour ce qui est du secteur du voyage, BMO pense que ce dernier peinera à se relever. Selon elle, la COVID-19 a laissé une empreinte permanente sur les rendements dans ce secteur. À l’inverse, Capital Group parle de « demande refoulée ». La firme croit que le secteur va connaître un beau rebond en 2021 car les consommateurs ont hâte de recommencer à voyager et d’aller au restaurant.

Capital Group estime aussi que le secteur technologique devrait quant à lui continuer à bien performer, un avis partagé par AGF.

Cette dernière ajoute qu’avec la diffusion du vaccin à grande échelle, les investisseurs devraient commencer à privilégier les secteurs du marché qui ont bien performé lors des hausses précédentes. La firme note que les marchés émergents ont tendance à très bien faire dans les nouveaux cycles économiques, tout comme les produits de base et les secteurs de la finance, de la consommation discrétionnaire et des biens industriels.

Les trois firmes s’entendent toutefois pour souligner l’intérêt croissant des investisseurs pour l’investissement responsable. Selon elles, ce secteur devrait receler de nombreuses occasions. BMO souligne notamment la popularité des énergies vertes.

UN PORTRAIT DES PORTEFEUILLES EN 2021

Les trois firmes s’entendent pour dire que l’environnement actuel est propice aux actions, mais qu’il ne faut pas pour autant laisser tomber les titres à revenu fixe.

AGF propose une répartition 60/40, soit de sous-pondérer légèrement les obligations et surpondérer quelque peu les actions et les liquidités. La firme prévient également de ne pas oublier les titres alternatifs qui permettent de diversifier le portefeuille tout en allant chercher du rendement.

Capital Group conseille de surpondérer le portefeuille en actions américaines et en obligations plus risquées. Son rapport suggère de s’intéresser aux obligations de haute qualité, mais souligne toutefois qu’un certain risque est associé à ce type de titres. Pour plus de diversification, la firme rappelle que les conseillers peuvent envisager des mandats flexibles qui permettent à leurs gestionnaires de portefeuille de choisir parmi les meilleures entreprises, quel que soit leur lieu d’implantation.