Certains types de détaillants ont de bonnes chances de conserver leur marché malgré la menace du géant américain de la vente en ligne, dit Peter Hardy, gestionnaire de portefeuille pour American Century Investments.

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« L’effet Amazon est bien réel, et il influence négativement les détaillants traditionnels, surtout parmi les magasins à rayon », reconnait Peter Hardy.

Mais l’expert cite trois domaines capables de tenir tête à Amazon à long terme.

« Certains modèles d’affaires spécialisés ne peuvent pas être menacés par la vente en ligne, comme la quincaillerie. Des entreprises comme Home Depot ou Lowe’s se portent très bien dans l’environnement actuel. Après tout, on ne peut pas vraiment magasiner un 2 par 4 ou une planche de contreplaqué sur Internet, et encore moins se les faire livrer par drone ! »

« Ensuite, j’aurais tendance à privilégier les spécialités basés sur la rapidité de service. Je pense aux vendeurs de pièces d’auto comme Advance Auto Parts », poursuit l’expert.

Troisième type de détaillant « protégé » : les magasins de vente au rabais. « Si leur concept principal est d’offrir les plus bas prix, ils ne risquent pas d’être handicapés par Internet », dit-il.

Peter Hardy s’attarde sur les cas de Walmart et Target, qui se sont donné les moyens de concurrencer Amazon du point de vue de la vente en ligne et de la distribution. « Ils commencent aussi à intégrer l’épicerie à leurs magasins, ce qui va créer un achalandage soutenu. »