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Une posture légèrement défensive serait sage dans le contexte actuel, selon Jean Gauthier, chef des placements, revenu fixe à Gestion d’actifs CIBC.

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« Il y a beaucoup de phénomèmes exogènes dans le marché, comme le conflit irano-américain, le coronavirus et l’élection américaine. Tout cela nous ferait dire qu’on devrait jouer de façon un peu plus défensive », dit Jean Gauthier.

Si les marchés d’actions se sont bien portés, en hausse de près de 4 % depuis le début de l’année, la volatilité ambiante devrait pousser les investisseurs à réduire leur exposition si la hausse atteint la barre des 8 à 10 %, selon l’expert. Ils pourront alors regarder du côté des obligations – mais à court terme, recommande-t-il.

« La partie médiane de la courbe des taux obligataires, soit de 5 à 10 ans, commence à être un peu chère. Si on se rappelle 2015-2016, quand les obligations du Canada sur 10 ans offraient 1 %, le taux directeur de la Banque du Canada était à 50 points de base et on obtenait donc une prime de risque de 0,50 %. Mais ces titres offrent actuellement 1,37 ou 1,38 % alors que le taux directeur est à 1,75 %. La valeur se trouve plutôt dans la partie courbe de la courbe, soit les obligations de 2 à 5 ans. Elles sont aussi plus sûres, à moins d’un phénomène qui pousse vraiment les taux à la baisse. Nous sommes assez confiants envers ces actifs », explique Jean Gauthier.

Selon lui, le « mini-ralentissement » des derniers mois est en train de se stabiliser et une légère croissance est à prévoir.

« Les derniers chiffres des secteurs manufacturiers et des services semblent redevenir positifs, et le consommateur américain se porte bien. Ce ne serait pas surprenant de voir l’économie américaine bien performer en 2020 », dit Jean Gauthier.

Au niveau mondial, seule une accélération du coronavirus (désormais appelé COVID-19) pourrait perturber l’économie, or le rythme des infections semble stable, croit l’expert.

« On s’attend à un léger ralentissement chinois par rapport aux chiffres anticipés en début d’année : 5,5 % plutôt que 6 %. Si la Chine devait ralentir davantage, cela aurait beaucoup plus d’impact et il faudrait réviser nos scénarios. Mais les derniers chiffres du coronavirus indiquent que les infections ne s’accélèrent pas pour ce qui est du nombre de nouveaux cas par jour, donc il n’y a pas d’effet exponentiel présentement, ce qui est positif. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.