Les chauffeurs d’Uber ont beau être indépendants, l’entreprise californienne dit néanmoins se préoccuper de leur retraite. Et c’est avec un « Uber » de la finance qu’elle leur propose d’épargner.

« Parce qu’il est difficile d’économiser, particulièrement pour le long terme », compatit la compagnie dans un communiqué.

La multinationale de l’économie collaborative propose donc à ses chauffeurs de Boston, Chicago, Seattle et du New Jersey de souscrire à un compte d’épargne-retraite directement à partir de son application. Une option rendue possible grâce à un partenariat avec le robot-conseiller Betterment.

Les services seront sans frais pour la première année. Habituellement, les frais annuels sont de 0,35 % ou moins, selon le montant accumulé dans le compte. Pour un investissement de 100 000 $, les frais annuels représentent environ 150 $, soit 850 $ de moins qu’avec un conseiller traditionnel, se vante Betterment.

L’investissement doit être d’au moins 100 $ par mois pour les comptes de moins de 10 000 $. Pour les autres, aucun dépôt récurrent n’est obligatoire.

ÉTENDRE LE SERVICE

L’intention d’Uber est d’offrir prochainement ce service à tous ses chauffeurs des États-Unis. L’entreprise rappelle que le tiers des Américains n’ont pas d’épargne pour leur retraite ou de fonds de pension.

Les robots-conseillers sont de plus en plus nombreux au Canada et aux États-Unis et toutes les grandes institutions financières semblent lancées dans une course à l’intelligence artificielle.

Leur utilisation soulève cependant beaucoup de questions. « Dans quel cadre déontologique un conseiller-robot évolue-t-il? Comment va-t-il appliquer les normes provinciales, nationales et internationales qui lui seront  » inculquées « ? Qui est responsable des suggestions qu’il fait aux clients? Le conseiller? L’employeur? Le fabricant? », s’interrogeait récemment Michel Mailloux, expert en conformité financière et éthicien.

À cela, Uber ne répond pas.

La rédaction vous recommande :