Selon GMP Capital Inc., au moins 50 firmes liées au blockchain et aux monnaies virtuelles seront bientôt listées sur les Bourses canadiennes.

Le rôle du Canada dans l’essor de ces technologies serait «radicalement plus important » que celui qu’il a joué à l’époque dans l’essor de l’Internet. Au cœur de ce développement, un cercle vertueux d’expertise et d’occasions d’affaires, appuyé par un écosystème de marché des capitaux qui soutient les petites firmes, en particulier sur le TSX Venture Exchange.

Cet écosystème, longtemps centré sur les mines, le pétrole et le gaz, se tournerait aujourd’hui vers de nouveaux horizons, comme la marijuana et les titres reliés aux monnaies virtuelles.

UN MARCHÉ EN PLEIN BOOM

Le bitcoin a dépassé les 15 000 dollars américains (19 298 $ CA) jeudi, une augmentation de plus de 50% en moins d’un mois qui fait craindre l’éclatement de la bulle spéculative. Malgré tout, Harris Fricker, PDG de GMP Capital, soutenait dernièrement dans le Financial Post que le bitcoin devient une nouvelle catégorie d’actif qui restera.

Ce n’est pas par des premiers appels publics à l’épargne que ces firmes technologiques vont entrer en Bourse, mais plutôt en faisant l’acquisition d’entreprises déjà listées. Cela leur permet d’entrer en Bourse sans avoir à remplir un prospectus avec les régulateurs ou à charmer les investisseurs avec une vente de titres.

De son côté, GMP, qui travaille notamment auprès de Hive Blockchain Technologies (listée depuis septembre dernier) et Hut 8 Mining Corp (qui devrait l’être en janvier 2018), a recentré ses activités sur l’industrie émergente. Elle a notamment créé une équipe consacrée au blockchain, avec huit banquiers d’investissement et deux analystes. Harris Fricker, qui dirige ce groupe, croit même que cette industrie pourrait bientôt représenter plus d’un quart des revenus de banque d’investissement de GMP.

LES PIRATES S’AMUSENT

Par ailleurs, ceux qui craignent de perdre leurs investissements en bitcoin en raison de l’éclatement de la bulle devraient peut-être s’inquiéter d’une menace plus pernicieuse et omniprésente : le piratage. Comme le rappelait récemment le New York Times, l’absence de régulation des monnaies virtuelles signifie que personne ne s’assure que les Bourses sécurisent de manière appropriée l’argent de leurs investisseurs.

Bitfinex, l’une des plus grandes Bourses de bitcoin du monde, a été piratée à de nombreuses reprises. Elle a notamment perdu 65 millions de dollars américains (83,6 M$ CA) en 2016 suivant un piratage. En 2015, MtGox a carrément fait faillite après avoir « égaré » 650 000 bitcoins.

De plus, les investisseurs qui deviennent propriétaires de bitcoin peuvent rapidement se retrouver à être la cible de pirates, devenus experts dans l’art d’entrer dans des comptes de bitcoin. Or, lorsqu’un bitcoin est dérobé, il n’y a généralement aucune manière de le récupérer et aucune assurance ne couvre cette perte.

DES MINEURS DÉVALISÉS

Pas plus tard que le jeudi 7 décembre, l’une des principales plateformes mondiales de minage de bitcoins, la slovène NiceHash, a suspendu ses activités pendant 24 heures après avoir été piratée.

Les attaquants lui ont subtilisé 4 700 bitcoins, ce qui représentait alors la coquette somme de 63,9 millions de dollars américains (82,2 M$ CA), selon Les Echos. Les dirigeants de la plateforme, témoignant d’une attaque professionnelle faite avec des moyens très sophistiqués, a invité ses utilisateurs à modifier leur mot de passe.

Le « minage de bitcoins », rappelons-le, est ce procédé par lequel les développeurs valident les transactions en bitcoins et sécurisent la blockchain.

En échange de cette activité, les mineurs sont payés en nouveaux bitcoins. Une activité qui peut se révéler très payante lorsque le cours du bitcoin s’envole comme en ce moment, mais qui attire aussi toutes les convoitises…

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