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L’investissement de 300 M$ sur cinq ans annoncé par le gouvernement du Québec pour le développement de 16 zones industrialo-portuaires aux abords du fleuve Saint-Laurent comporte de nombreuses opportunités pour les PME, soutiennent plusieurs organismes.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) affirme entre autres « qu’au-delà des PME manufacturières qui pourront bénéficier directement d’un meilleur accès aux différents marchés extérieurs grâce au développement de ces zones industrialo-portuaires, les PME d’autres secteurs devraient aussi pouvoir en bénéficier ».

Certaines petites entreprises pourraient par exemple devenir des fournisseurs d’industries qui viendront s’installer dans ces zones, alors que d’autres pourraient être amenées à participer aux travaux d’infrastructure qui sont reliés à leur aménagement.

« Le Saint-Laurent est un atout naturel exceptionnel susceptible de créer une diversité d’opportunités pour nos régions et les entreprises qui s’y trouvent. Sa mise en valeur économique, qui passe notamment par des infrastructures de qualité, permettra assurément de générer des retombées positives pour l’ensemble des Québécois », a affirmé Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI.

FAVORISER LES EXPORTATIONS

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) croit pour sa part que l’optimisation des structures portuaires favorisera l’accroissement des exportations des entreprises manufacturières qui s’installeront dans ces zones.

« Le Québec bénéficie d’une position géographique avantageuse, et la relance de l’économie maritime permettrait de nous positionner comme un corridor commercial majeur en Amérique du Nord pour accéder aux marchés mondiaux », a soutenu Yves-Thomas Dorval, directeur général du CPQ.

Rappelons que l’investissement de 300 M$ annoncé jeudi par Québec provient de l’enveloppe de la Stratégie maritime et vise « à soutenir des projets d’investissements privés dans les zones industrialo-portuaires ».

D’ici juin prochain, le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D’Amour, fera une tournée provinciale pour former des comités locaux chargés de délimiter les zones industrialo-portuaires et d’élaborer des plans de développement. Seize villes situées aux abords du fleuve Saint-Laurent ont été identifiées, dont Montréal, Sorel-Tracy, Trois-Rivières, Québec, Rimouski, Baie-Comeau, Gaspé et Sept-Îles.