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Les aléas de l’économie causés par la crise sanitaire ne semblent pas avoir altéré la confiance des Canadiens envers leur projet de retraite.

Selon le sondage annuel de BMO sur la retraite, une majorité de répondants (54 %) restent alignés sur leur plan de retraite. Un tiers d’entre eux envisagent de se retirer du marché du travail à 62 ans en moyenne. Malgré les défis financiers de 2020, les Canadiens sont convaincus de disposer de suffisamment d’argent pour quitter leur emploi à l’âge souhaité. Cela démontre que le degré de confiance à l’échelle nationale est resté relativement stable avec une légère diminution de 4 % par rapport à 2019.

Ce sont les résidents de l’Ontario et des provinces des Prairies qui se disent les plus confiants, à 58 % et 57 % respectivement. Les Québécois affichent un niveau de confiance un peu plus bas, à 49 %. Il est seulement de 42 % dans les provinces de l’Atlantique.

RÉSILIENCE DES INVESTISSEURS

 Malgré la pandémie, 64 % des répondants ont cotisé à leur REER ou prévoient encore le faire d’ici la date limite du 1er mars — un nombre comparable aux chiffres de l’année précédente. Ils seront plus nombreux à le faire en Ontario et en Colombie-Britannique (67 %) comparativement au Québec (60 %) et aux provinces de l’Atlantique (51 %) où les taux de cotisation sont les plus bas.

« Il est encourageant de constater une telle résilience chez les investisseurs canadiens et la priorité qu’ils continuent d’accorder à la planification de la retraite », souligne Robert Armstrong, directeur général, Solutions d’investissement multiactif chez BMO Gestion mondiale d’actifs.

Le sondage a aussi révélé que les Canadiens pensent avoir besoin de plus d’argent pour prendre leur retraite. Le montant moyen a augmenté de 6 % depuis 2019 pour s’établir à 1,4 M$. Toutefois, 53 % des répondants ne peuvent estimer le montant nécessaire pour maintenir leur train de vie à cette étape de la vie.

Les répondants sont moins nombreux à avoir pigé dans leur REER en 2020 : ils sont 28 % à l’avoir fait comparativement à 37 % en 2019. La principale raison du retrait précoce est l’achat d’une maison. Seulement 6 % ont dû puiser dans leurs avoirs pour régler des dépenses liées à la pandémie.

Par ailleurs, pour les 70 % de Canadiens qui font affaire avec un conseiller, près des deux tiers (62 %) estiment que ce professionnel est mieux équipé pour fournir des conseils pour les aider à atteindre leurs objectifs, une augmentation de 12 % par rapport à 2019.