Un père retraité et son fils adulte discutent.
Photo : Mark Bowden / 123RF

Près de la moitié des Canadiens ayant des enfants de moins de 18 ans prévoient de les aider à acquérir une maison et se disent éventuellement prêts à reporter leur retraite pour y parvenir, rapporte Advisor.ca.

Citant un récent sondage commandité par FP Canada, le site web indique que 48 % de ces parents ont l’intention d’aider leurs enfants à devenir propriétaires, comparativement à 43 % de ceux qui avaient été interrogés en 2017 dans le cadre d’une enquête d’opinion similaire.

Advisor.ca souligne toutefois que ces bonnes intentions entraînent souvent des tensions financières pour les parents, car le coût de l’aide qu’ils doivent apporter à leur progéniture pour atteindre cet objectif n’a cessé d’augmenter au cours des deux dernières années.

UN TIERS DES PARENTS EN DIFFICULTÉ

Le sondage révèle, entre autres, que 39 % des répondants prévoient effectivement quitter le marché du travail plus tard qu’ils ne l’avaient prévu afin d’aider leurs enfants à acheter un logement (par rapport à 27 % en 2017).

De même, près d’un tiers d’entre eux (30 %) affirment qu’ils comptent utiliser une partie de leurs économies de retraite pour les soutenir (contre 21 % il y a deux ans). De leur côté, 26 % des répondants indiquent qu’ils emprunteront de l’argent en utilisant la valeur nette de leur propriété comme garantie (23 % en 2017).

Résultat : plusieurs des parents interrogés reconnaissent éprouver des difficultés financières, au point qu’un tiers d’entre eux (34 %) avouent qu’ils auraient du mal à rembourser leurs dettes s’ils devaient le faire immédiatement (contre 22 % il y a deux ans).

L’enquête d’opinion relève aussi que les parents vivant en milieu urbain sont beaucoup plus susceptibles que les autres d’utiliser leur épargne-retraite ou la valeur nette de leur maison pour aider leurs enfants à acquérir un bien immobilier.

« Même s’il est naturel de vouloir aider ses enfants, il est essentiel d’examiner attentivement l’effet que cela peut avoir sur sa propre sécurité financière avant de participer à un achat aussi important », met en garde Kelley Keehn, défenseur des droits des consommateurs pour le compte de FP Canada.

LES PARENTS PLUS ÂGÉS SONT PLUS GÉNÉREUX

Toujours dans le cadre du sondage, près d’un répondant sur quatre (24 %) ayant des enfants âgés de plus de 18 ans indique les avoir déjà aidés à acheter une maison. À noter que les plus de 55 ans sont les plus susceptibles d’être passés à l’acte que leurs homologues plus jeunes (27 % contre 15 %, respectivement).

Autre singularité : 32 % des sondés résidant dans les provinces de l’Atlantique, du Manitoba et de la Saskatchewan ont déjà aidé leurs enfants, soit une proportion plus élevée que partout ailleurs au Canada.

L’enquête montre par ailleurs que plusieurs parents s’attendent à devoir un jour aider leurs enfants pour qu’ils puissent louer un logement. Plus du tiers des sondés (36 %) ayant des enfants de moins de 18 ans prévoient ainsi contribuer à payer leur loyer, tandis que 35 % de ceux qui ont des enfants de plus de 18 ans indiquent l’avoir déjà fait. Cette fois encore, les répondants du Canada atlantique (48 %) et de l’Alberta (41 %) sont les plus susceptibles d’être déjà passés à l’acte.

Le sondage a été mené en ligne par Léger du 26 au 29 avril auprès d’un échantillon de 1 557 Canadiens. Sa marge d’erreur est de +/-2,5 %, 19 fois sur 20.