La méfiance persiste quant aux capacités de l’IA

Par La rédaction | 30 août 2023 | Dernière mise à jour le 26 septembre 2023
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Homme avec un air méfiant, les bras croisés.
Photo : Ion Chiosea / 123RF

D’après un récent sondage RBC mené par Ipsos auprès de 1 501 Canadiens, les répondants de 18 à 34 ans affichent une perception plus forte et positive de l’utilité de l’IA que leurs aînés.

Les résultats de l’enquête indiquent en effet que les jeunes Canadiens sont plus enclins à tirer profit des avantages de l’IA, 65 % d’entre eux jugeant celle-ci utile pour accélérer le paiement de factures grâce aux rappels et 71 % pour automatiser le processus d’épargne.

PLUS ÂGÉS, PLUS MÉFIANTS

Cependant, d’après le sondage, les Canadiens plus âgés semblent davantage se méfier de l’IA.

De fait, seulement 38 % des répondants de 35 à 44 ans et 11 % des 55 ans et plus sont ouverts à l’idée d’utiliser des applications ou des services propulsés par l’IA pour la gestion future de leurs finances personnelles.

Cet écart générationnel s’observe aussi quant à l’appréciation des conseils sur les occasions d’épargne automatisée décelées par l’IA.

Au total, 71 % des jeunes Canadiens ont mentionné qu’ils accordaient de la valeur à cet avantage de l’IA, alors que c’était le cas pour seulement 28 % des répondants de 55 ans et plus.

Si 75 % des répondants au sondage ont exprimé de la méfiance à l’égard des capacités de l’IA, il appert toutefois qu’un bon nombre d’entre eux l’emploient peut-être sans même le savoir, compte tenu de son influence grandissante et constante.

Par exemple, les recommandations personnalisées sur les services de diffusion en continu ou d’aide à la navigation dans les applis GPS, les technologies d’IA faisant appel à l’analyse prédictive et à l’apprentissage automatique sont fréquemment mises en œuvre, illustre la RBC.

MIEUX INFORMÉS, PLUS CONFIANTS

Par ailleurs, le sondage révèle que la confiance à l’égard de l’IA est forte chez les répondants qui comprennent cette technologie ou l’ont déjà utilisée.

En effet, les Canadiens qui sont bien informés au sujet de l’IA sont 34 % plus susceptibles de l’utiliser à l’avenir que les autres (51 % pour ceux qui sont bien informés contre 16 % pour ceux qui sont mal informés).

De telles données laissent supposer que l’adoption de l’IA dans le secteur financier pourrait augmenter considérablement grâce à une sensibilisation accrue et à une meilleure compréhension, indique la RBC.

La rédaction