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Les investisseurs âgés de 18 à 34 ans sont plus enclins à faire appel à un conseiller-robot pour leurs placements qu’à une vraie personne travaillant dans le milieu financier, indique un récent sondage de l’Institut Angus Reid. Cette probabilité s’inverse toutefois chez les investisseurs plus âgés.

Les investisseurs faisant partie de la génération Y sont deux fois plus susceptibles que leurs aînés de faire appel à un conseiller-robot. Plus de la moitié d’entre eux (51 %) ont déclaré qu’ils utiliseraient cette technologie, comparativement à 23 % chez les 35-54 ans et seulement 9 % chez les plus de 55 ans.

« Les Y sont beaucoup moins susceptibles de faire appel à un conseiller financier, ou de songer à le faire, que leurs pairs plus âgés. Ce groupe montre une plus grande propension à acheter en ligne, ou à gérer leurs placements eux-mêmes », a déclaré l’Institut Angus Reid dans un communiqué repris par Advisor’s edge.

Pourtant, l’enquête révèle que le niveau de satisfaction des clients faisant appel à un professionnel de l’industrie est relativement élevé en ce qui concerne les conseils et les honoraires. Ainsi, les deux tiers des répondants (67 %) affirment que les frais payés représentent un bon rapport qualité-prix pour le conseil reçu.

PROBLÈME D’ATTENTION?

L’enquête montre également que les clients font confiance à leurs conseillers et sont satisfaits de l’attention que ceux-ci leur portent, même si l’on peut remarquer encore une fois des différences en fonction de l’âge des investisseurs.

Dans l’ensemble, seuls 32 % des répondants estiment que leur conseiller ne prête pas assez attention à leurs besoins. Cette proportion est toutefois bien plus élevée chez les 18-34 ans, dont la moitié estime que leur conseiller n’est pas assez attentif contre 31 % chez les 35-54 ans et 24 % pour les 55 ans et plus. Ils sont ainsi plus susceptibles d’avoir plusieurs conseillers que les investisseurs plus âgés.

Il est donc naturel de voir que les investisseurs les plus jeunes favorisent davantage l’achat en ligne de placements que les générations plus âgées. Ils font ainsi 35 % de leurs achats sur internet contre 21 % pour les 35-54 ans et 13 % pour les plus de 55 ans. Cependant, ils font tout de même plus d’achats de titres par l’intermédiaire de leur conseiller (48 %) qu’en ligne.

Au vu de ces résultats, l’institut Angus Reid affirme que les faibles niveaux de satisfaction des Y à l’égard de l’industrie des services financiers pourraient « motiver davantage » la tendance à s’éloigner des relations individuelles avec les conseillers.