Doigts d'une main grimpant un escalier.
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Les dirigeants de certaines des plus grandes banques canadiennes ont indiqué jeudi s’attendre à une croissance économique modérée et à un ralentissement printanier du marché du logement, en plus de s’inquiéter pour la prospérité future du pays, mais ils ont également exprimé leur confiance en leur capacité à surmonter les difficultés.

Le chef de la direction de la Banque TD dit prévoir une croissance « limitée » en 2019, malgré les tensions commerciales et les tensions sur le marché de l’énergie. Le Canada profite cependant de la vigueur du marché américain, et la TD sera en mesure de s’adapter à tous les environnements, a-t-il poursuivi.

Bharat Masrani a également indiqué aux journalistes, après l’assemblée annuelle de ses actionnaires, à Toronto, qu’il s’attendait à ce que la demande de prêts hypothécaires « se modère » au printemps en raison de la « nervosité » des consommateurs. Mais selon lui, si le nombre d’emplois reste élevé, le sentiment de nervosité disparaîtra.

De son côté, le chef de la direction de la Banque CIBC a déclaré à ses actionnaires réunis à Montréal que, malgré les commentaires de plus en plus nombreux sur le fait que le cycle du crédit était avancé, le Canada et la banque étaient tous deux « très bien placés » pour la fin de ce cycle.

Victor Dodig s’attend également à ce que le marché immobilier soit « plus modéré » que par le passé pendant la période clé du printemps, en raison des directives plus strictes en matière de crédit et du nouvel environnement des taux d’intérêt.

Par ailleurs, le chef de la direction de la Banque Royale, Dave McKay, a indiqué aux actionnaires de son institution, réunis à Halifax pour son assemblée annuelle, que la capacité du Canada à croître et à faire avancer l’économie ralentissait. Il a notamment insisté sur l’importance d’investir dans l’énergie pour soutenir la prospérité actuelle et à venir.