Jeune homme les poches de jeans vides.
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La pandémie de COVID-19 pose des problèmes de liquidités à bon nombre de ménages.

Pour payer ses factures, il y a plusieurs endroits où regarder pour trouver des liquidités, relève Morningstar.

La première source de liquidités est bien sûr le fonds d’urgence que le ménage a pu se constituer pour faire face à toutes sortes de situations imprévisibles. La pandémie actuelle est une bonne raison de piger dans ce fonds, qui devrait être prévu pour permettre de faire face à trois à six mois de difficultés financières.

Une deuxième source de liquidités se trouve dans le CELI ou dans les placements non enregistrés. Mieux vaut vérifier d’abord les conséquences fiscales d’un retrait sur ces investissements, en privilégiant les actifs les moins risqués. On retrouve automatiquement ses droits de cotisation  au CELI l’année après les retraits.

D’autres possibilités de liquidités sont offertes  aux ménages qui éprouvent des difficultés financières. C’est le cas des comptes de retraite immobilisés (CRI), des fonds de revenu viager (FRV) et des fonds de revenu de retraite immobilisés (FRRI).

L’assurance vie peut aussi être une réserve de liquidités, en retirant le montant décaissé de la valeur nominale de la police. Cela n’aura pas d’impact fiscal tant que le retrait ne dépasse pas les versements dans la police d’assurance.

On peut aussi emprunter sur son assurance vie, mais le taux d’intérêt risque d’être défavorable, ou encore sur son REER. Ce dernier devra être remboursé sous un an.

L’emprunt est aussi possible sur la valeur du domicile. Le taux d’intérêt peut être intéressant, à condition d’avoir un excellent dossier de crédit.

Le domicile est aussi une réserve possible, si on sollicite un prêt hypothécaire inversé. Celui-ci dépend de la valeur nette de la propriété. Ciblant les ménages de plus de 55 ans, le prêt hypothécaire inversé est indolore, car il octroie des liquidités rapidement, mais il diminue la valeur nette future de la résidence.

Les prêts sur marge sont également une possibilité d’obtenir de la trésorerie, en empruntant sur la valeur des titres détenus. Le danger de ces emprunts est de se retrouver face à une baisse de valeur des titres, qui contraint à faire remonter la garantie en vendant des titres ou en apportant des liquidités… qui manquent justement à l’investisseur.

La dernière réserve à considérer est la carte de crédit. Même si les institutions financières viennent d’annoncer une diminution des taux d’intérêt de leurs cartes, celles-ci demeurent coûteuses en intérêts. Et il faudra rembourser le capital, tôt ou tard!