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Il y a autant de raisons de croire au rebond des actions des banques canadiennes que de ne pas y croire.

Malgré les annonces de la Banque du Canada pour faciliter le financement de l’économie, les investisseurs se désintéressent des actions des banques canadiennes, observe Morningstar.

L’indice qui regroupe les six grandes banques a fondu de 30 % depuis le mois dernier. Pourtant, leur rendement demeure élevé comparativement aux performances historiques.

Mais au cœur de la tempête qui secoue les marchés, c’est la plupart des actions du secteur financier qui ont chuté en raison de l’inquiétude envers la santé de l’économie canadienne.

De plus, des investisseurs tendent à préférer les banques américaines, afin de privilégier une économie moins tendue. Le consommateur canadien est plus endetté, et l’économie conserve une grande dépendance au pétrole. Aussi, une correction demeure possible sur le marché immobilier canadien, alors qu’elle a déjà eu lieu en 2008-2009 aux États-Unis.

Toutefois, les banques canadiennes ont les reins plus solides, grâce à une capitalisation supérieure à leurs homologues américaines.

Les investisseurs auront l’heure juste lorsque les liquidités viendront à manquer, poursuit Morningstar. Le ralentissement économique tarit les revenus de certaines entreprises, qui renoncent à passer commande, et essoufflent à leur tour d’autres pans de l’économie.

Un manque généralisé de liquidités peut conduire à une augmentation des défaillances, une hausse du coût du crédit pour les banques, et un accroissement marqué du chômage.

Au Canada comme ailleurs, l’avenir économique dépendra de la durée de la pandémie, et de la capacité qu’auront les entreprises à survivre à ce choc. Les banques seront aux premières loges pour rebondir avec l’économie, ou pas.