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En raison de la pandémie, les plans de vos clients ont été bouleversés. Nombre de baby-boomers ont été forcés de prendre une retraite anticipée, compliquant le casse-tête de la retraite. Comment s’assurer que leur argent dure assez longtemps?

D’ailleurs, selon la Transamerica 2021 Retirement Survey, 42 % des citoyens américains craignent de survivre à leurs économies. Nul doute que le résultat serait équivalent au Canada.

Cette crainte n’est pas sans fondement. Les baby-boomers, notamment, sont confrontés à un ensemble de défis qui menacent leur avenir financier. On peut ainsi penser :

  • aux retraites anticipées forcées;
  • à l’inflation croissante;
  • aux hausses d’impôts à venir;
  • et à la longévité de la vie.

Selon une étude de Pew Research, au troisième trimestre de 2020, plus de 28 millions de baby-boomers américains se sont déclarés à la retraite, soit trois millions de plus que l’année précédente et la COVID-19 ne serait pas étrangère à cet état de fait.

Les retraites forcées ont porté un coup dur aux objectifs d’épargne-retraite de nombre de baby-boomers. En plus d’empêcher de réunir la somme espérée, ces dernières ont d’autres impacts néfastes. Elles peuvent baisser le montant des prestations annuelles futures, selon le moment où elles surviennent.

L’inflation est également un problème non négligeable. Les problèmes de chaîne d’approvisionnement causés par la COVID-19 et la hausse des coûts de l’énergie ont entraîné d’énormes hausses de prix qui ont des répercussions sur les retraités.

Sans parler de la potentielle hausse d’impôt que l’on pourrait voir surgir dans les années à venir pour combler les dépenses du gouvernement pour aider les citoyens à faire face à la COVID-19. Même si le gouvernement décidait de n’imposer que les entreprises, il y a fort à parier que cela se traduise finalement par une augmentation des coûts de certaines denrées, ce qui aurait alors un impact sur l’ensemble de la population.

Finalement, les progrès majeurs en matière de traitement médical ont augmenté les chances de vivre au-delà de 110 ans, selon une nouvelle étude de l’Université de Washington. Selon le Schwab Center for Financial Research, une femme de 65 ans a aujourd’hui 50 % de chances de vivre jusqu’à 85 ans et 25 % de chances de franchir le cap des 90 ans. La longévité est donc un autre facteur à prendre en compte lors de la planification de l’épargne-retraite.

L’ère post-pandémique apporte avec elle son lot de défis pour les travailleurs et les retraités. Toutefois, la plupart des professionnels de la finance ont déjà commencé à faire face à ces perturbations en rencontrant leurs clients et en apportant des modifications pour tenter de maximiser le pécule de leurs clients. Mais il est important de se rappeler que même les plans les mieux conçus peuvent échouer, il est donc essentiel de réviser régulièrement les plans de retraite.

Malgré la situation complexe, plusieurs solutions s’offrent aux conseillers à la recherche de solutions pour leurs clients. Ils peuvent par exemple chercher des actifs cachés, comme une police d’assurance-vie non désirée, et les utiliser ailleurs. Une autre option que certains conseillers recommandent est de fournir au client un flux de revenu garanti en investissant une partie de son épargne-retraite dans une rente à revenu fixe. Et vous, quelles options envisagez-vous?