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Les investisseurs institutionnels auraient tout intérêt à opérer une « répartition stratégique » des titres de créance des marchés émergents, estime Gestion d’actifs Manuvie.

Dans un document d’analyse dont la société a publié lundi les grandes lignes, les gestionnaires de portefeuille Paolo Valle et Roberto Sanchez-Dahl jugent que les investisseurs accordent en général « trop peu de place aux titres de créance des marchés émergents dans leurs portefeuilles » et qu’ils « auraient avantage à considérer autrement leur quête de rendement ».

« Le discours lié aux économies émergentes a changé. Les marchés émergents (…) sont devenus plus complexes. Selon nous, il est temps de voir d’un autre œil cette catégorie d’actif », soulignent-ils.

QUATRE ATOUTS PRINCIPAUX

À l’appui de leur thèse, les deux gestionnaires de portefeuille invoquent les quatre raisons suivantes :

  • Solides bases économiques. Par rapport aux nations développées, beaucoup de pays émergents ont un ratio dette/produit intérieur brut plus faible, sans compter que l’écart de croissance du PIB entre ces deux univers continue de s’accentuer.
  • Meilleur profil de crédit. Le recul à long terme des écarts de taux dénote un progrès dans les réformes structurelles menées dans ces pays.
  • Avantage démographique. À l’inverse des États industrialisés, beaucoup de pays émergents bénéficient d’un profil démographique favorable, avec notamment une classe moyenne florissante et des consommateurs plus jeunes.
  • Rendement potentiel attrayant. Sur un horizon de placement à long terme, les données antérieures viennent confirmer les résultats positifs enregistrés aujourd’hui.

ADOPTER UNE « DÉMARCHE SOUPLE »

« Nous croyons qu’une démarche souple, faisant appel à une répartition dynamique des monnaies fortes, des titres souverains et des obligations de sociétés ainsi qu’à une répartition tactique des obligations souveraines libellées en devises locales, procure une plus grande valeur aux investisseurs », expliquent Paolo Valle et Roberto Sanchez-Dahl.

C’est aussi une bonne façon, selon eux, de suivre le rythme des changements qui se produisent sur le marché, tout en tirant parti des possibilités qu’offre cette catégorie d’actifs.

Leur conclusion? « Stimulés par de solides fondamentaux économiques et démographiques, par un profil risque-rendement attrayant et par les avantages de la diversification de portefeuille, les titres de créance des marchés émergents devraient s’inscrire dans une répartition stratégique de l’actif plutôt que dans une répartition tactique de l’actif au sein d’une gestion de placement traditionnelle. »