Les conseillers en services financiers n’ont pas toujours bonne presse, mais ça ne reflète pas nécessairement ce que les investisseurs pensent d’eux. Bon an mal an, les Canadiens apprécient leur travail, révèle un rapport de l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC).

Selon l’enquête La perception des investisseurs canadiens quant aux fonds communs de placement et à l’industrie des fonds communs menée par Pollara, 95 % des investisseurs de fonds communs de placement (FCP) affirment qu’ils peuvent faire confiance à leur représentant pour obtenir des conseils judicieux, et 88 % disent obtenir un meilleur rendement grâce à ces conseils.

En outre, 82 % des 1 000 investisseurs sondés estiment que leur représentant les aide à adopter de meilleures habitudes en matière d’épargne et de placement, et 91 % affirment en avoir pour l’argent qu’ils versent à leur représentant.

« Des études empiriques confirment la grande valeur que les investisseurs canadiens de fonds communs de placement attachent aux conseils de leur représentant et qu’ils en retirent », soutient Paul Bourque, président et chef de la direction de l’IFIC.

Les résultats de cette enquête entrent en contradiction avec ceux d’un sondage similaire réalisé en août par la firme J.D. Power, dont la méthodologie avait été contestée. Une large proportion des répondants avaient alors indiqué être insatisfaits des services fournis par leur conseiller.

RÉMUNÉRATION : LES INVESTISSEURS VEULENT AVOIR LE CHOIX

La recherche de l’IFIC montre que les investisseurs de fonds communs de placement préfèrent avoir le choix en ce qui concerne le mode d’accès aux produits d’épargne et aux conseils, ainsi que le mode de paiement. Un peu plus de la moitié des répondants (54 %) aimeraient mieux rémunérer leur représentant au moyen de frais groupés, tandis que 37 % préféreraient payer les frais directement à leur représentant.

Peu importe le mode de paiement qu’ils privilégient, les investisseurs canadiens semblent mieux connaître les frais et la rémunération qu’ils paient à leur représentant. Le nombre de répondants qui se rappellent avoir discuté de frais et de commissions avec leur conseiller a augmenté de six points comparativement à l’année dernière, pour atteindre 62 %. La proportion d’investisseurs qui se rappellent avoir discuté de rémunération avec leur représentant a pour sa part grimpé de huit points, tandis que la proportion de ceux se rappelant avoir discuté de ratio de frais de gestion a augmenté de quatre points.

LES CANADIENS FONT CONFIANCE AUX FCP

Selon les résultats de l’enquête, 86 % des investisseurs de fonds communs de placement affirment que ces derniers les aideront à atteindre leurs objectifs financiers. Cette proportion n’atteint que 64 % pour les actions, 59 % pour les CPG et 51 % pour les obligations.

La moitié des investisseurs indiquent par ailleurs qu’ils font appel aux fonds communs de placement surtout pour financer leur retraite et 14 %, que leurs fonds communs serviront à bonifier leur revenu lors de leur retraite ou plus tard.

Les conseillers-robots ont de leur côté beaucoup de pain sur la planche pour gagner la confiance des investisseurs. Seulement 17 % d’entre eux soutiennent qu’ils seraient confortables à l’idée d’acheter des produits de placement par l’entremise de conseils automatisés.

« Les Canadiens qui investissent dans les fonds communs de placement ont déclaré de façon soutenue qu’ils croyaient fermement que ces véhicules d’épargne pouvaient les aider à réaliser leurs objectifs financiers, plus que tout autre produit. Aucun autre produit n’offre autant d’occasions de placement, de souplesse et de protection aux investisseurs », soutient M. Bourque.

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