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La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) n’en fait pas assez pour diminuer l’empreinte carbone de ses placements, selon ce regroupement.

La coalition Sortons la Caisse du carbone constate les progrès réalisés par le bas de laine des Québécois en la matière. Mais ces efforts soient insuffisants pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, relève Le Devoir.

En deux ans, la Caisse a presque doublé ses investissements sans carbone, passés de 18 à 34 G$ entre 2017 et 2019. L’intensité carbone de son portefeuille a diminué de 21 % depuis 2017, proche de son objectif de réduction de 25 % d’ici 2025, mentionne son Rapport d’investissement durable 2019.

LES HYDROCARBURES TOUJOURS PRÉSENTS

Mais la Caisse continue d’investir dans des projets liés à l’exploitation des hydrocarbures, regrette la coalition. La Caisse détient notamment 31,5 % de l’entreprise Transportadora Associada de Gas, premier transporteur de gaz naturel au Brésil.

L’investisseur institutionnel refuse de sortir totalement du secteur des hydrocarbures. « Plutôt que de se désengager, nous travaillons à influencer nos entreprises en portefeuille pour qu’elles adoptent les meilleures pratiques et qu’elles renforcent l’intégration des facteurs ESG dans leurs décisions d’affaires », précise son Rapport d’investissement durable 2019.

« Les résultats de 2019 démontrent que la Caisse doit se fixer des objectifs climatiques plus ambitieux qui respectent la science du climat et qu’elle doit faire preuve de cohérence et cesser d’investir dans les combustibles fossiles et les infrastructures connexes comme les pipelines et les gazoducs », dénonce la coalition Sortons la Caisse du carbone, qui compte notamment Greenpeace et la Fondation David Suzuki parmi ses membres.