Une femme analysant des données sur plusieurs écrans d'ordinateurs.
Laurence Dutton / iStock

Les assureurs disposent de plus de données que jamais et ils doivent se donner les moyens d’en tirer plus de valeur, que ce soit dans la création de produits, la distribution, le traitement des réclamations et même la facturation.

De fait, une grande majorité des assureurs (91 %) accordent la priorité à l’utilisation des données et des technologies analytiques pour établir leurs tarifs, révèle un sondage de Celent mené pour le compte d’Equisoft, un fournisseur mondial de solutions numériques pour l’assurance et l’investissement

Parmi les autres constats, il appert que s’il est important de cibler davantage les besoins des clients, savoir comment le tarifer permet d’optimiser les affaires lorsque le volume d’activité s’intensifie. Aussi, la construction de modèles actuariels de tarification est l’activité où les assureurs constatent que les données gérèrent le plus de valeur pour leur organisation.

Selon le sondage mené auprès de dirigeants et de directeurs des TI d’assureurs nord-américains, tous les assureurs ne vont pas au même rythme. Certains ont pris de l’avance alors que d’autres sont à la traîne. Avec un volume de données qui augmente chaque seconde, bien des assureurs peinent à réellement en tirer de la valeur, constate Mark DePhillips, vice-président sénior, États-Unis chez Equisoft.

Cela crée un impératif stratégique pour les entreprises de se moderniser et de devenir davantage axés sur les données. Elles doivent miser sur la numérisation, la connectivité, l’analytique et l’automatisation pour en extraire plus de valeur.

« Les entreprises ont plus de données que jamais – issues d’importantes transformations numériques et de l’intégration de diverses sources de données –, et elles savent qu’elles doivent les transformer en ressources utiles pour rester concurrentielles dans un contexte où le prix, la facilité de faire des affaires et la tranquillité d’esprit sont des éléments importants », explique Marty Ellingsworth, analyste sénior (Amériques) chez Celent.

« Personne n’est responsable de la qualité des données. Nous avons là des trésors cachés au milieu de marécages boueux. Maintenant, tout est dans le nuage, et nous sommes en train de faire le ménage », souligne un haut dirigeant dans le rapport.