Des bras d'hommes et de femmes d'affaire, le pouce en l'air.

Les portefeuilles d’investissement des assureurs vie canadiens ont enregistré d’ « excellentes » performances depuis le début de la pandémie, selon un commentaire publié mardi par DBRS Morningstar.

Les portefeuilles des assureurs ont connu des pertes de crédit minimes en 2020 et fait quelques gains de crédit en 2021 grâce à une forte diversification, à des politiques d’investissement conservatrices et aux effets positifs des mesures de relance budgétaire et monétaire, analyse DBRS Morningstar.

Par exemple, les assureurs ont eu tendance à éviter « les obligations d’entreprises de qualité inférieure à celle d’un investissement et les titres de participation dans des secteurs touchés par des restrictions à effet social, comme le commerce de détail, les compagnies aériennes et l’hôtellerie. »

En 2020, les assureurs vie canadiens détenaient 68 % de leur portefeuille en obligations, soit la même proportion que leurs homologues américains. Cependant, 40 % de l’allocation des assureurs canadiens était constituée d’émissions gouvernementales, alors que les assureurs américains n’ont alloué que 19 % aux obligations gouvernementales.

La grande majorité de l’allocation des assureurs canadiens était constituée d’obligations de première qualité, rapporte DBRS Morningstar. Les quatre grands assureurs – la Société Financière Manuvie, la Financière Sun Life, Great-West Lifeco et iA Groupe financier – ne détiennent que 2 % de leur portefeuille d’obligations dans des émissions de qualité inférieure entre décembre 2019 et juin 2021.

DBRS Morningstar indique également que les assureurs canadiens n’ont pas augmenté de manière significative leur exposition à des actifs plus risqués entre 2009 et 2020, la composition des actifs restant relativement constante.

Les compagnies d’assurance vie canadiennes ont détenu plus de biens immobiliers que leurs homologues américaines en 2020 – 3 % contre 1 % – mais ont choisi ces placements avec soin.

« Traditionnellement, les assureurs vie canadiens ont été très sélectifs quant aux actifs immobiliers qu’ils incluent dans leurs portefeuilles, la majorité d’entre eux étant des immeubles de bureaux dans des quartiers d’affaires centraux urbains, ce qui a permis d’atténuer l’impact de la pandémie sur cette catégorie d’actifs », détaille DBRS Morningstar.

Ensemble, ces facteurs indiquent que le secteur devrait être en mesure de résister à de futurs vents contraires.

« Il pourrait encore y avoir un impact négatif lié aux baisses de crédit dans les portefeuilles d’investissement au cours des prochains trimestres si les gouvernements du monde entier doivent renforcer les restrictions en raison de la résurgence des cas de coronavirus », prévient Marcos Alvarez, premier vice-président et responsable de l’assurance chez DBRS Morningstar, dans un communiqué.

« Nous pensons que la plupart des assureurs vie canadiens seront en mesure de naviguer avec succès dans ce scénario, compte tenu de leurs solides réserves de capitalisation et de leurs portefeuilles d’investissement conservateurs », ajoute-t-il toutefois.