Loupe sur des documents montrant graphiques et tableaux illustrant des données financières
Photo : satich / 123RF

Les sociétés de courtage devraient revoir la manière dont elles rédigent leurs déclarations aux investisseurs afin d’en simplifier le contenu, recommandent l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC) et BEworks.

Dans un rapport récemment publié, ils proposent ainsi d’utiliser l’économie comportementale « pour améliorer des aspects de l’information fournie sur les frais et les rendements ».

PLUS COURT…

Ils suggèrent, entre autres, de « réduire la quantité de texte dans les déclarations » et de « résumer les informations clés sous la forme de points saillants présentés dans le coin supérieur gauche du document ». Ils conseillent également l’utilisation d’un code de couleurs calqué sur celui des feux de circulation afin de « mettre en évidence, pour les investisseurs, les actions positives qui doivent être poursuivies » (en vert), ainsi que celles qui devraient être évitées (en rouge).

L’expérience menée par les deux organisations a montré que « les relevés améliorés [qui suivaient ces principes] étaient plus efficaces que le relevé [traditionnel] pour communiquer de l’information complexe » aux investisseurs.

De même, ils ont été mieux compris et lus de façon plus approfondie que le relevé habituel. Enfin, ils se sont révélés efficaces, dans la mesure où plusieurs investisseurs ont exprimé leur volonté d’épargner davantage. En revanche, l’expérience a indiqué que le relevé traditionnel était plus adapté lorsqu’il s’agissait de communiquer des informations de base.

« Dans cette étude, nous avons constaté qu’il existe des obstacles à la compréhension de l’information financière et que des changements relativement mineurs dans le langage et les graphiques utilisés peuvent avoir des effets importants et positifs sur la compréhension et la confiance des investisseurs. Nous chercherons à mettre à profit ces résultats, notamment en faisant en sorte que les recommandations et les pratiques comportementales exemplaires qui y sont contenues débouchent sur des outils pratiques pour le secteur », indique Paul Bourque, président et chef de la direction de l’IFIC.

… ET PLUS SIMPLE

Ce projet d’étude, que l’Institut qualifie de « multidimensionnel », comprenait plusieurs volets :

  • entrevues avec des parties prenantes canadiennes et internationales;
  • revue des recherches universitaires et du secteur consacrées aux obstacles à une communication efficace de l’information et aux moyens de l’améliorer;
  • examen comportemental d’un échantillon de relevés sur les frais et les rendements;
  • élaboration de relevés améliorés fondés sur des pratiques exemplaires et d’enseignements de l’économie comportementale, comparés à un relevé représentatif des pratiques actuelles lors d’un essai contrôlé aléatoire.

Les stratégies utilisées pour améliorer ces documents comprenaient l’utilisation d’un langage plus simple et moins « verbeux », le regroupement d’informations pour améliorer la compréhension des lecteurs et les aider à les mémoriser, ainsi que l’emploi d’éléments visuels dans le texte et les tableaux afin d’attirer davantage l’attention sur le contenu important.

« En dotant les investisseurs de relevés plus faciles à comprendre qui étayent une prise de décision axée sur les objectifs, nous espérons qu’ils seront mieux préparés pour réaliser leurs objectifs de placement », conclut Kelly Peters, chef de la direction et cofondatrice de BEworks.