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Même s’ils représentaient plus de 350 milliards de dollars américains à la fin du troisième trimestre, les afflux en fonds négociés en Bourse (FNB) sont inférieurs à ceux enregistrés l’an dernier à la même période, rapporte Le Temps

Un ralentissement que le quotidien économique suisse attribue notamment à « l’incertitude des marchés » due, selon lui, aux « ventes massives d’actions des dernières semaines » et à « la hausse des rendements obligataires ».

Résultat : l’indice de volatilité Vix a grimpé à 28, soit un niveau jamais atteint depuis trois ans, souligne Reda Zebdi, responsable de la distribution en Suisse romande pour iShares, une famille de fonds négociés en Bourse gérés par BlackRock, leader mondial dans ce domaine. Et naturellement, ajoute-t-il, le marché des FNB est lui aussi affecté par ce phénomène.

« DIVERGENCE ENTRE L’EUROPE ET LES ÉTATS-UNIS »

Le représentant du géant américain en Suisse explique cette situation par une combinaison de plusieurs facteurs, notamment le durcissement des conditions de financement, les risques d’inflation et la guerre commerciale entre les États-Unis et d’autres pays, en particulier la Chine. Selon lui, le mouvement de balancier des marchés boursiers et la hausse de la volatilité observée depuis ces derniers mois devraient néanmoins être perçus comme étant une simple « correction technique » et non un véritable « changement de régime ».

Constatant que les flux de capitaux vers les FNB s’établissaient à 358 milliards de dollars américains au 30 septembre, Reda Zebdi indique que, même s’il est légèrement inférieur, ce montant correspond à l’évolution de l’an dernier. En 2017, la « collecte » totale avait atteint quelque 655,7 milliards pour l’ensemble de l’année, soit nettement plus que celles de 2015 et de 2016. Diagnostic du Temps : « Il s’agit d’un ralentissement, mais pas d’une cassure sur un marché des fonds passifs cotés qui atteint actuellement 5 242 milliards de dollars, dont 80 % en actions. »

« Une grande divergence se manifestera entre l’Europe et les États-Unis en 2018 », anticipe Reda Zebdi. La raison? Semaine après semaine, les mouvements de capitaux en FNB demeurent positifs sur le Vieux Continent, alors qu’ils sont très irréguliers chez nos voisins du Sud. Le Temps note enfin que les actions attireront 256 milliards d’investissements d’ici au 31 décembre, ce qui représente environ 72 % du total des flux en FNB prévus pour l’année.