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On peut encore espérer trouver des actions à bon marché avant la fin du cycle boursier, avance la firme de gestion d’actifs Unigestion.

Les transactions d’actions peuvent se baser sur différentes techniques. Parmi celles-ci figure le facteur valorisation, qui consiste à acheter des actions bon marché compte tenu des bases des entreprises cotées, et à vendre les actions dont le prix paraît trop élevé par rapport à ces mêmes bases.

SIGNES DE FIN DE CYCLE

Or, cette technique n’est-elle pas condamnée en attendant la fin du cycle boursier, puisqu’on risque de ne pas trouver d’actions à bon prix juste avant un krach?

Pire : l’investissement basé sur la valorisation « n’aurait pratiquement pas généré de gain depuis 2014 », souligne Joan Lee, gérante du fonds Uni-Global Alternative Risk Premia à Unigestion. Et depuis le début de l’année 2018, la prime de risque valorisation a essuyé une perte maximale en capital de 6 %.

De telles déconvenues sont caractéristiques des phases de fin de cycle, explique Mme Lee, qui cite des pertes de plus de 10 % peu avant l’éclatement de la bulle techno en 2000.

ENCORE DE L’ESPOIR?

Pourtant, cet indicateur a déjà réussi à surperformer dans le passé, peu après avoir connu des déconvenues, précise Joan Lee. Au 11 octobre 2018, le facteur valorisation était en hausse de 1,2 % sur un mois… alors que les marchés ont connu un octobre mouvementé.

Cet argument explique l’optimisme de la gérante, qui recommande toutefois de diversifier les primes de risque alternatives, y compris dans des classes d’actifs différentes des actions.

On ne sait jamais…