Pour un retraité qui tient à assurer une bonne répartition de son actif, il est stratégique d’investir à la Bourse américaine, puisque la valeur boursière des actions américaines représente plus de 50 % de toutes celles sur le marché, selon l’indice MSCI Monde (en anglais), tandis que celle de la Bourse canadienne se situe pour sa part à seulement 3 %. Il m’apparaît donc logique que l’investisseur retraité veuille investir la moitié de son portefeuille à la Bourse américaine, dans la mesure où ce choix correspond à son profil.

Le conseiller financier pourrait ainsi recommander des positions boursières américaines sous forme de fonds ou de titres : depuis 2010, donc à moyen terme, cette Bourse obtient une performance supérieure à la moyenne, comparativement aux Bourses étrangères, comme il est illustré dans cette étude complète d’osam.com (en anglais).

Pas toujours gagnante à long terme

Cependant, comme l’indique le tableau de la figure 1 présenté par OSAM (en anglais), les Bourses mondiales ont maintes fois offert aux investisseurs des rendements supérieurs à ceux de la Bourse américaine.

Voilà une des raisons pour lesquelles l’investisseur retraité devrait diversifier le reste de son portefeuille à l’étranger. En effet, selon Bloomberg, les Bourses des pays émergents, plusieurs de l’Asie et, tout récemment, celles des pays européens ont obtenu des rendements supérieurs à ceux de la Bourse américaine en 2016. Cela ne signifie pas que nous entamons une phase qui favorisera les Bourses étrangères, mais il faut quand même tenir compte de cette possibilité dans la répartition des actifs.

Changements de tendances

Habituellement, lorsqu’il y a sous-évaluation dans un territoire géographique pendant un certain nombre d’années, le marché reconnaît ce facteur positif fondamental, et provoque des changements de tendances. Malheureusement, l’investisseur individuel est enclin à réagir trop tardivement et, souvent, choisit d’investir ailleurs après une assez longue période de sous-performance de sa Bourse locale. Les études de Dalbar se sont penchées sur le comportement de certains investisseurs, lequel pourrait expliquer la piètre performance de leurs placements.

Pour en savoir plus sur la tendance du rendement boursier par pays, cliquez ici. 
Les opinions exprimées dans ce blogue n’engagent que son auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de Conseiller.ca ni de la Financière Sun Life.


*William-André Nadeau est vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Tactex. Il possède 32 ans d’expérience dans le domaine des services financiers, à titre de courtier, d’analyste et de gestionnaire de portefeuille.

Au cours de sa carrière, M. Nadeau a conçu et développé, avec succès, plusieurs services et produits financiers pour les investisseurs, comme le service de gestion assistée et l’application des conclusions de la recherche en finance comportementale à la gestion de portefeuille. Il est régulièrement consulté par la presse écrite au sujet des stratégies d’investissement et des performances des marchés boursiers. Il a également animé et participé à une centaine de séminaires et conférences portant sur les investissements boursiers et les revenus de retraite. Avant de se joindre à Tactex Gestion d’actifs, M. Nadeau a été président et gestionnaire de portefeuille chez Orientation Finance. Il a aussi cofondé et propulsé deux firmes de courtage : Investissements Courvie et Nadeau, Provencher et Associés.

Vous pouvez communiquer avec lui à : wanadeau@tactex.ca